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Agriculture – Pêche DOSSIER : Salon de l'Agriculture 2017

Salon de l'agriculture : une parenthèse pour les éleveurs en pleine crise du lait

samedi 4 mars 2017 à 7:00 Par Camille Labrousse, France Bleu Cotentin et France Bleu

Le Salon de l'Agriculture n'efface pas les difficultés des éleveurs laitiers. Pendant une grosse semaine, les agriculteurs pensent à autre chose, avant de revenir à leur quotidien difficile. Rencontre avec deux éleveurs de la Manche, toujours passionnés mais désabusés.

Guillaume accompagné de sa vache Intérim
Guillaume accompagné de sa vache Intérim © Radio France - Camille Labrousse

Ils sont les chouchous du Salon de l'Agriculture : les éleveurs, accompagnés de leurs bêtes. Une quarantaine de représentants manchois sont présents Porte de Versailles jusqu'au dimanche 5 mars avec leurs vaches, moutons, cochons etc. Pour tous, mais surtout pour les producteurs laitiers, ce Salon est à la fois une récompense et une parenthèse : prouver qu'ils fournissent un travail de qualité, malgré les difficultés du secteur.

A 35 ans, Guillaume Lhermitte élève une centaine de vaches laitières aux côtés de ses parents sur la commune de Percy. François Lefauconnier est à la tête d'une exploitation de même importance avec son frère et son fils à Urville-Bocage. Habitués du Salon de l'Agriculture, ils y voient là l'aboutissement d'une année de travail. Et peu importe si leurs vaches, Intérim et Houlette terminent à la 3e et 4e place de leurs concours respectifs, là n'est pas l'important : "On appréhende plus de ne pas être retenu que le classement du concours. Ça fait plaisir en fin d'hiver, ça veut dire qu'on n'a pas tout loupé", reconnaît François. Guillaume renchérit.

C'est ce que je disais avant de partir, s'il n'y avait pas la motivation de la sélection, la passion de la génétique et de la race Normande, j'arrêterais.

Aujourd'hui, le lait ne leur rapporte plus grand chose, la pression des charges se fait plus grande et le moral disparaît. Les parents de Guillaume ne vont pas tarder à partir à la retraite mais il lui est impossible d'embaucher. "J'ai un petit garçon de 2 ans, je me dis que ça serait peut-être mieux d'arrêter tout de suite avant qu'il n'attrape le virus de la passion du métier, pour qu'il aille mieux gagner sa vie à côté, parce qu'on nous fait miroiter des choses mais on a l'impression que les beaux jours sont derrière nous".

Aujourd'hui, les éleveurs de la Manche préconisent un prix d'achat de 350 euros les 1000 litres. Actuellement, ils sont souvent vendus autour de 300 euros.