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Sécheresse : de plus en plus d'agriculteurs ardéchois veulent irriguer

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

En Ardèche, les réserves d'eau pour irriguer se multiplient. Pas assez vite pour les uns, trop vite pour les autres.

Le domaine viticole de Fabien Tournayre à Saint-Just-d'Ardèche sera bientôt irrigué
Le domaine viticole de Fabien Tournayre à Saint-Just-d'Ardèche sera bientôt irrigué © Radio France - Pierre-Jean Pluvy

Fabien Tournayre, viticulteur à Saint-Just-d'Ardèche vient de boucler son dossier qui a été accepté. L'an prochain, il pourra irriguer une partie de ses vignes : l'Etat l'autorise à creuser un forage dans la nappe phréatique. Il a déjà installé le goutte à goutte au pied de ces ceps qui se trouvent en IGP ( indication géographique protégée ) Ardèche. Le reste du vignoble en appellation Côtes-du-Rhône n'a pas besoin d'eau. D'abord parce que le terrain conserve mieux l'humidité, ensuite parce que les rendements demandés sont beaucoup moins importants.   

L'an passé il a perdu environ 30% de sa production en IGP en raison de la sécheresse. Et les années sont de plus en plus sèches.

Ne pas irriguer, ce serait mettre en péril l'exploitation explique Fabien Tournayre.

Des abricots plus gros

Dans le nord du département, à Colombier-le-Vieux Emmanuel Sapet produit des abricots et des cerises. L'an passé il obtenu l'autorisation de construire une petite retenue : résultat cette année, des abricots plus gros qui ont changé de catégorie et qui sont donc mieux valorisés. Bref qui rapportent plus : près de 20 cents de plus au kilo.

Mais le parcours a été long. Obtenir l'autorisation de construire une retenue collinaire (une petite retenue d'eau) est difficile. Le dossier pour les services de l'Etat (direction des territoires) est complexe à monter.  

Dix dossiers acceptés en 2019

Il y a selon la préfecture 1600 retenues collinaires en Ardèche. Mais la FDSEA, le syndicat majoritaire temporise : toutes ne sont pas en service.  La FDSEA se bat pour que les agriculteurs puissent plus irriguer leurs cultures et l'Etat de son côté desserre un peu la visse. Dix dossiers ont été acceptés en 2019 en Ardèche. Trois pour l'instant en 2020 et une vingtaine sont à l'étude.  Le syndicat juge que ça ne va pas assez vite, qu'il faut plus de stockage d'eau d'hiver.  

Stocker l'eau l'hiver pour l'utiliser en été

Il tombe environ 700 à 800 millimètres d'eau en Ardèche sur un an. Et ça ne change pas beaucoup. En revanche les périodes de sécheresse sont de plus en plus fréquentes et de plus en plus longues. D'où l'idée de stocker l'eau de l'automne et de l'hiver pour l'utiliser l'été.  Mais aujourd'hui il y a  des voix discordantes : les services de l'Etat sont prudents et plusieurs organisations écologistes dénoncent une fuite en avant. 

Adapter les cultures

Et il n'y a pas que les organisations écologistes : l'autre syndicat agricole, la confédération paysanne, minoritaire est beaucoup plus timide en matière d'irrigation. Ses responsables comprennent la nécessité d'irriguer pour certaines cultures comme le maraîchage. Mais en revanche il dénonce la progression de la culture du maïs, une céréale qui demande beaucoup d'eau au moment où il y en a le moins, en été. 

La confédération paysanne préfère proposer une adaptation du mode de culture par exemple en multipliant les binages qui permettent à la terre de bénéficier de la moindre humidité, en plantant des engrais verts dans les rangées des vignes : une fois secs ils protègent la terre de l'évaporation. Les techniques sont nombreuses  et le syndicat juge essentiel de ne pas multiplier les irrigations. Stocker l'eau l'hiver pour l'utiliser l'été, c'est un joli slogan dit la confédération paysanne mais cette eau d'hiver, elle permet de recharger les nappes phréatiques, sans elle les nappes risquent de se vider ce qui seraient à l'évidence une catastrophe et pas seulement pour les agriculteurs.     

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