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Sécheresse en Limousin : de l'importance de créer des retenues collinaires

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Par , France Bleu Limousin

La sécheresse cet été montre une nouvelle fois l'importance de pouvoir stocker l'eau. La création de retenues collinaires devient de plus en plus une nécessité demandée par les agriculteurs. Illustration en Corrèze où il en existe déjà 500 en activité.

Didier Lagrave a, avec sa retenue collinaire, 37 000 mètres cube de réserve d'eau. C'est le double de ses besoins actuels.
Didier Lagrave a, avec sa retenue collinaire, 37 000 mètres cube de réserve d'eau. C'est le double de ses besoins actuels. © Radio France - Philippe Graziani

C'est la toute dernière du genre à entrer en service. Didier Lagrave vient de commencer à pomper dans la retenue collinaire qu'il a créée sur son exploitation. Installé à Saint-Sornin-Lavolps près de Pompadour il exploite 11,5 hectares de pommiers et élève 75 vaches. C'est surtout pour irriguer ses pommiers qu'il a voulu s'équiper de cet étang d'un hectare qui permet de stocker 37 000 mètres cubes d'eau. "C'est rien que de l'eau qui ruisselle quand il pleut" précise-t-il.

Ça ouvre le champ des possibles" Didier Lagrave

De fait depuis trois semaines il irrigue tous ses pommiers à partir de son étang. Terminée "la corvée de tracteur avec la tonne à eau" d'avant. Et surtout "les  pommiers on un beau feuillage. Ils ne sont pas attaqués par des insectes qui en profitent quand il fait chaud" affirme Didier Lagrave. Qui précise qu'il a planté 3 hectares de jeunes arbres cet hiver mais qu'il ne l'aurait pas fait s'il n'y avait pas eu cette possibilité. "Ça ouvre le champ des possibles. Maintenant je me dis, j'ai de l'eau je peux faire ça ou ça. On a plein de possibilités".

Pas de crédit sans eau

"Ça change la vie" conclut Didier Lagrave. Mais évidemment tout cela a un coût important. Malgré 60 % de subventions le pomiculteur a investi 100 000 euros sans compter l'ensemble des canalisations nécessaires et la station de pompage. Des investissement lourds mais qui vont être de plus en plus nécessaires affirme Tony Cornelissen le président de la Chambre d'agriculture de la Corrèze, surtout pour les cultures végétales. "Ça va être un passage obligé pour tout agriculteur qui s'installe et qui va emprunter. D'ailleurs les banques de plus en plus refusent de prêter aux agriculteurs qui se lancent dans des productions fruitières, légumières ou horticoles sans l'eau". Une vingtaine de projets de retenues collinaires sont en cours en Corrèze.

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