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Agriculture – Pêche

Sécheresse en Mayenne : les éleveurs demandent l'aide de l'Espagne

lundi 8 octobre 2018 à 19:24 Par Charlotte Coutard, France Bleu Mayenne

La FDSEA va demander aux Espagnols de vendre du fourrage aux éleveurs Mayennais qui le souhaitent, et qui ont les moyens de payer. Le pays pourrait fournir 1000 tonnes de fourrage.

Les prairies mayennaises sont sèches, les éleveurs nourrissent leurs bêtes avec du fourrage stocké pour l'hiver.
Les prairies mayennaises sont sèches, les éleveurs nourrissent leurs bêtes avec du fourrage stocké pour l'hiver. © Maxppp - PHOTOPQR/LE PROGRES/MAXPPP

Laval, France

Les pluies de ce week-end ne suffiront pas à inverser la tendance. Les prairies sont grillées depuis le début du mois d'août, et il n'a pas assez plu en septembre pour permettre une repousse de l'herbe. Les éleveurs mayennais puisent donc dans leur stock de fourrage pour nourrir leurs bêtes. Certains ont déjà utilisé 50% de leur stock prévu pour l'hiver.

Mille tonnes de paille venues d'Espagne

La Mayenne demande donc l'aide de l'Espagne. La FDSEA va demander aux Espagnols de vendre du fourrage aux éleveurs Mayennais. Le syndicat agricole table sur 1000 tonnes de fourrage, à priori les Espagnols peuvent fournir.

"Je demande aux agriculteurs de se manifester assez vite pour qu'on puisse s'organiser, parce que _tous les départements sont en difficulté_, donc si on n'anticipe pas rapidement, si on est les derniers, on n'aura pas beaucoup de fourrage", explique Jérôme Landais, le secrétaire général de la FDSEA.

De la paille vendue à prix d'or

Mais ce fourrage espagnol va coûter cher : 120 euros la tonne, contre 85 euros habituellement, pour des exploitations déjà en difficultés financières. 

"Si aujourd'hui on en est là, c'est que financièrement c'est très compliqué dans les exploitations. Les gens ont voulu attendre pour voir si on allait avoir des repousses d'herbe, et aujourd'hui, des agriculteurs ne vont pas avoir les moyens de s'acheter du fourrage. _Ils vont préférer vendre des bovins, ils n'auront pas le choix_, il va falloir qu'ils vendent", regrette Jérôme Landais.

Un pacte entre la Mayenne et l'Eure-et-Loire

Pour l'année prochaine, la FDSEA souhaite conclure des contrats entre des céréaliers de l'Eure-et-Loire et des éleveurs de Mayenne, pour qu'ils aient suffisamment de fourrage. Encore faut il que les éleveur aient de l'argent pour l'acheter.