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Agriculture – Pêche

Sécheresse : les agriculteurs de l'Indre doivent "tenir jusqu'au 15-20 août"

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Par , France Bleu Berry

D'après le syndicat FDSEA dans l'Indre, d'ici la fin de la saison, il reste encore quelques cultures à arroser avec le peu d'eau qu'il reste.

Au début du mois d'août, il reste encore (notamment) du maïs ensilage à cultiver.
Au début du mois d'août, il reste encore (notamment) du maïs ensilage à cultiver. © Radio France - Philippe Paupert

Châteauroux, France

La sécheresse sévit toujours dans l'Indre et le Cher. Nos rivières trinquent, nos arbres souffrent et ceux qui vivent de la terre tirent la langue. Assoiffés, les agriculteurs passent un été difficile. Beaucoup de soleil, peu d'eau, certaines cultures ont brûlé et certains bovins produisent moins de lait aussi.  

Du jamais vu "depuis 1976"

Les agriculteurs du Berry, dont certains ont perdu de l'argent, comptent les jours d'ici à la fin de l'été. "Il faut tenir jusqu'au 15-20 août", explique Philippe Demiot. Le président du syndicat FDSEA dans l'Indre explique qu'il y a encore quelques cultures, "du maïs ensilage, de la luserne et des trèfles porte graines", à arroser avec le peu d'eau qu'il reste. C'est une situation quasi jamais vue. "Des années sèches, on en a connu, mais celle-là est quand même pas mal. Je pense que notre dernière référence, c'était 1976".

Il y a quelques jours, le gouvernement a exceptionnellement autorisé à moissonner les jachères dans nos départements et a annoncé le versement anticipé d'une partie des aides européennes. "Les aides versées plus tôt, cela ne va pas changer grand chose", selon Philippe Demiot, "ce ne sont pas les aides européennes qui vont faire du foin ou qui vont remplir l'eau des rivières ou l'abreuvoir des vaches".

Un système d'assurance à construire

Un vaste chantier sur les assurances des agriculteurs est en cours. Un tiers des exploitants ont assuré leur production, d'après la FDSEA de l'Indre. Il y a aussi la caisse des calamités agricoles, mais face à la multiplication de ces phénomènes climatiques, il faudrait autre chose de plus pérènne, pense Philippe Demiot. 

"La première assurance, c'est d'avoir un revenu stable pour passer les années, qu'elles soient bonnes ou mauvaises. C'est aussi de pouvoir mettre en place des moyens techniques pour protéger leurs cultures. C'est ce qu'on appelle nous une assurance technique". Pour la FDSEA, il faut aussi réfléchir sur le long terme à une meilleur gestion de l'eau, en ouvrant par exemple la possibilité de stocker de l'eau l'hiver dans des bassines.

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