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Agriculture – Pêche

Sécheresse : les éleveurs de l'Indre en appellent au Préfet

mardi 2 octobre 2018 à 17:59 Par Jonathan Landais, France Bleu Berry

La FDSEA de l'Indre demande au Préfet de prendre des mesures de calamité agricole pour les exploitations touchées par la sécheresse. Illustration dans une ferme à Orsennes.

Les bêtes ont été rentrées dans l'enclos avec du foin, faute d'herbe dans le champ.
Les bêtes ont été rentrées dans l'enclos avec du foin, faute d'herbe dans le champ. © Radio France - Jonathan Landais

Orsennes, France

Il ne pleut pas assez ! Dans l'Indre le mois de septembre a été particulièrement sec, après un été déjà sec. Conséquence : les agriculteurs berrichons sont obligés de puiser dans leurs réserves de fourrage pour nourrir leurs bêtes. Certains ont même déjà commencé à vendre leurs animaux. Ils appellent le Préfet à l'aide.

Des vaches au foin depuis fin juillet

D'habitude les vaches sont dans le champ, mais comme elles n'ont plus rien à brouter, Valérie Pion a dû les mettre dans un enclos avec de la paille. Elle possède une exploitation de vaches allaitantes à Orsennes dans le sud de l'Indre. "En règle générale elles sont à l'herbe jusqu'au 10 décembre, là, chez moi elles sont au foin depuis fin juillet".

"C'est la première année que je vois ça"

Elle a déjà dû puiser dans ses réserves de foin de manière inhabituelle, même si elle fait aussi un peu de céréales. "Je suis rendue à _300 bottes de foin consommées_, donc que je n'aurais pas à donner cet hiver, j'ai un silo de maïs qui est fait, j'en ai un autre qui devait recevoir du maïs, mais comme en maïs on n'a rien fait... le silo sera vide".

Les gars ont peur de manquer de bouffe donc ils vendent leurs bêtes"

Valérie Pion, éleveuse à Orsennes et présidente de la section bovine de la FDSEA 36 - Radio France
Valérie Pion, éleveuse à Orsennes et présidente de la section bovine de la FDSEA 36 © Radio France - Jonathan Landais

Ce n'est pas un cas isolé. Comme elle, de nombreux éleveurs du département sont obligés de combler le manque de nourriture, ce qui fait grimper les prix. "Moi j’ai des collègues qui me parlent de foin à 170 euros la tonne ! Sachant qu'avec une tonne vous faites une semaine." Certains sont même déjà été obligés de vendre leurs bêtes.

"Les gars ont peur de manquer de bouffe donc ils vont diminuer en cheptel, ils vont faire un choix par catégorie d'âge, des vaches qui ont raté des veaux, etc... des vaches qu'on aurait certainement gardées l'an dernier, mais cette année on ne va pas les garder".

Demande de reconnaissance en calamité agricole

Le syndicat FDSEA de l'Indre demande au Préfet d'intervenir avec des mesures de calamité agricole permettant aux éleveurs d'acheter du foin pour passer l'hiver. "On voudrait que le Préfet verse des indemnités aux agriculteurs qui aujourd'hui vont se retrouver sans foin au 1er janvier, qu'il fasse un état des lieux, comme cela avait été le cas en 2011, pour donner aux éleveurs les moyens d'acheter du foin".

"On voudrait que le Préfet fasse un état des lieux"

Les céréaliers aussi subissent les conséquences de cette sécheresse : le colza qui n'a pas eu d'eau a du mal à lever, et le semi de blé a dû être retardé. Dans l'Indre, le secteur de Saint-Benoit-du-Sault a lui aussi été très impacté par cette sécheresse.