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Sécheresse : une tonne de poissons sauvés par les pêcheurs du Doubs

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Par , France Bleu Besançon

Ce jeudi 6 août, la Fédération départementale de pêche et de protection des milieux aquatiques a organisé une pêche de sauvetage dans le Doubs, près de Pontarlier. La rivière connaît un nouvel épisode de sécheresse. Une situation qui inquiète les pêcheurs du département.

Les pêcheurs utilisent du matériel d'inventaire piscicole électrique pour capturer les poissons.
Les pêcheurs utilisent du matériel d'inventaire piscicole électrique pour capturer les poissons. © Radio France - Amaëlle Brignoli

A Maisons-du-Bois-Lièvremont, point de Doubs. La rivière s'est dérobée, pour laisser place à un sol craquelé. Il faut continuer plus loin, jusqu'au Défilé d'Entre-Roches, pour espérer voir un semblant de cours d'eau, et les chevesnes, tanches, et vairons qui y sont pris au piège. 

Cet été, le Doubs connaît un nouvel épisode de sécheresse. Un phénomène récurrent depuis 2018, année que les pêcheurs comme les Doubiens ne sont pas prêts d'oublier

Depuis, la Fédération de pêche et de protection des milieux aquatiques du Doubs organise chaque été des pêches de sauvetage. Celles-ci consistent à attraper les poissons prisonniers des trous d'eau, pour les relâcher en aval, où la rivière est plus fournie. 

Opération sauvetage

Ce jeudi 6 août, une trentaine de bénévoles des associations de pêche du département ont répondu présent. Ils étaient sur le pont dès 6h30 du matin. "C'est des poissons qui sont appelés à mourir si on ne fait rien, explique Ginot, qui vient d'attraper un barbeau. On ne peut pas se permettre de les laisser crever sans bouger." 

Le groupe avance lentement, les genoux immergés. Deux pêcheurs ferment la marche, munis d'un filet électrique. Les autres sont armés de bassines et d'épuisettes, pour capturer les poissons attirés par les électrodes. Ceux-ci sont ensuite transvasés dans des bacs oxygénés, avant d'être relâchés en aval. "S'il fallait le faire tous les jours on le ferait, affirme Jean. Mais cette année, c'est un peu plus compliqué, il y en a moins que d'habitude".

Inquiétudes et impatience

Gérard Mougin, président de la Fédération de pêche du Doubs, dresse le même constat. "On a des phénomènes de sécheresse de plus en plus accrus tous les ans", observe-t-il. Couplés à la pollution, ces épisodes menacent la biodiversité du Doubs. "Les pauvres pêcheurs, ils déplorent que le cheptel piscicole va en s'amoindrissant tous les ans". 

Alors, Gérard Mougin s'en remet à une étude que l'Etablissement public d'aménagement et de gestion de l'eau (EPAGE) Haut-Doubs Haute-Loue pilote depuis la sécheresse de l'été 2018, et dont la publication est prévue à la fin de l'année. "On espère qu'elle va aboutir rapidement et apporter des solutions pour refaire la morphologie dans le secteur. Et surtout protéger les zones humides dans le Haut-Doubs, qui vont nous redonner de l'eau", explique-t-il. 

Alexandre Cheval, garde-pêche fédéral, ne cache pas non plus son impatience. "Le problème, c'est que ça fait une vingtaine d'années qu'on explique à tous les acteurs du territoire - communauté de communes, agglomérations, département, région, Etat... - qu'on ne peut pas se satisfaire de voir notre cours d'eau disparaître. Parce qu'au-delà des poissons et de la pêche, c'est vous et moi en tant que citoyens qui sommes mis en danger de ne plus avoir de l'eau potable au robinet à très court terme", regrette-t-il. 

Une tonne de poissons sauvés

Ce matin-là, les bénévoles ont capturé une tonne de poissons dans les eaux rares du Doubs. Ceux-ci étaient condamnés à mourir d'asphyxie dans les sept prochains jours, au vu des fortes chaleurs à venir. 

C'est une situation vraiment préoccupante - Gérard Mougin, président de la Fédération de pêche du Doubs

D'ici la fin de l'été, d'autres pêches de sauvetage pourraient avoir lieu. Ce qu'Alexandre Cheval redoute par-dessous tout. "Quand on intervient, ça veut dire que la situation est vraiment problématique", souffle-t-il. 

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