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Agriculture – Pêche

7 candidats à l'élection présidentielle ont passé leur grand oral devant les agriculteurs à Brest

jeudi 30 mars 2017 à 10:00 - Mis à jour le jeudi 30 mars 2017 à 15:11 Par Jérôme Collin et Benjamin Bourgine, France Bleu Breizh Izel et France Bleu

Le congrès de la FNSEA, premier syndicat agricole de France, se clôt ce jeudi. Avec en point d'orgue la présence de sept prétendants à l'Elysée : François Fillon, Emmanuel Macron, Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, Jean Lassalle, Jacques Cheminade et François Asselineau.

Le 71e congrès de la FNSEA se déroule à l'Aréna de Brest jusqu'à ce jeudi
Le 71e congrès de la FNSEA se déroule à l'Aréna de Brest jusqu'à ce jeudi © Maxppp - FRANCOIS DESTOC

Brest, France

13h00. Mot de conclusion de Christiane Lambert. " Je voudrais remercier les candidats. Tous ne sont pas venus, nous le regrettons. Les absents ont tort. On a apprécié d'écouter les présents. Chacun d'entre vous votera en son âme et conscience, je vous encourage à voter, pour qui vous voulez, mais votez. On a beaucoup entendu qu'il fallait stopper le dogme du prix bas dans notre pays. Un sursaut est nécessaire. D'autres voies sont possibles pour recréer de la valeur dans notre pays ".

François Fillon : "le Grenelle je ne le renie pas, mais je le regarde avec un œil critique"

12h45. François Fillon. " Le ministère de l'agriculture doit être dirigé par une personnalité qui a les capacités de négocier. C'est la faiblesse de la France ces dernières années (applaudissements) au sein de l'Union Européenne. On a besoin d'avoir un poids lourd. Un... ou Une (rires) ". Question de la salle : votre gouvernement avait durci certaines normes avec le Grenelle de l’Environnement. Vous le reniez ? Je ne le renie pas, mais je le regarde avec un œil critique. Il y avait des bonnes choses dans le Grenelle. Mais aujourd'hui, les conflits existent toujours entre agriculteurs et environnementalistes. On ne peut pas avoir des normes françaises et un marché européen. Le compte pénibilité, je le supprime. Nous abrogerons ce texte ".

12h35. L'ancien premier ministre n'hésite pas à se ranger clairement derrière le message de la FNSEA. " Je n'accepte pas que la parole de vos représentants soit mise sur le même plan que celle d'associations dont les élucubrations ne représentent pas vos pratiques ". Une référence à l'actualité et aux associations de défense du bien-être animal.

12h30. François Fillon commence par un propos liminaire, comme tous les autres. Et comme beaucoup d'autres, il commence par saluer Xavier Beulin. " Sa disparition nous a tous choqués et son souvenir restera gravé dans nos mémoires. Je salue aussi Christiane Lambert, c'est une femme solide, courageuse... normal, c'est une femme de l'Ouest ! " (applaudissements dans la salle).

Jacques Cheminade "travailler avec l'INRA"

12h10. Jacques Cheminade. " Nous devons sauver nos semenciers, ne pas suivre les techniques OGM, mais développer l'innovation végétale. Je soutiendrais l'INRA dans ses recherches. Maîtriser le monde qui grouille sous nos pieds, c'est un enjeu très important. Je mettrais aussi en place la TVA Sociale. En France, on passe beaucoup de temps à se critiquer les uns les autres, plutôt que de penser l'avenir. Cette campagne électorale en est l'exemple même ".

12h00. A l'heure de l'apéritif, arrive Jacques Cheminade : _" nous devons sortir de la dictature des grands groupes financiers pour qui la terre n'est pas un milieu vivant mais un support à la spéculation financière. Nous devons négocier avec les pays des *Brics* un accord gagnant-gagnant. Même chose avec la Chine. Nous ne devons pas passer d'accords internationaux comme le Tafta ou le Ceta "._

Marine Le Pen : l'Europe, un "monstre administratif"

11h50. Christiane Lambert interroge Marine Le Pen sur la protection sociale des agriculteurs, comment lui conserver un niveau de financement *Premium* ? " Je propose de supprimer le compte pénibilité tel qu'il existe, c'est un monstre. C'est à la médecine du travail de définir la pénibilité. Je veux réorienter le CICE, par exemple pour ça ". L'Europe c'est la paix ? Mais non, l'Europe et la PAC, c'est la guerre entre salariés, le dumping social ".

11h45. Marine Le Pen. " Vous, agriculteurs, vous êtes plus légitimes que les technocrates européens pour décider ce qui est bon pour l'agriculture ".

11h35. Marine Le Pen commence par une longue introduction sur la situation actuelle de l'agriculture. Les agriculteurs ne sont pour elle en rien responsable de la situation. " Le problème est ailleurs, nos dirigeants ont laissé évoluer la PAC, elle ne protège plus les agriculteurs français. Nous avons maintenant un monstre administratif sur la tête, fait de normes et de dérégulations ".

Jean Lassalle : "notre pays ne pourra pas vivre sans vous et sans agriculture"

11h25. Jean Lassalle. Question de Christiane Lambert. " L'Europe a beaucoup apporté à l'agriculture française. Il y a aujourd'hui une défiance. Que proposeriez-vous de rénover dans la PAC ? ". Réponse : " J'ai indiqué que je voulais travailler avec l'Union Européenne des solutions, mais pas comme ça fonctionne aujourd'hui. L'opinion publique ne soutient plus l'Europe telle qu'elle existe. Si nous ne pouvons pas aller au bout de nos rêves, nos enfants le feront peut-être, si on arrive à conserver l'essentiel : l'agriculture et la paix. Sur l'éducation, je propose aussi pour les enfants une visite mensuelle dans une exploitation agricole, ou dans une entreprise ".

11h15. Jean Lassalle, fils d'exploitants agricoles sait très bien comment se mettre la salle dans la poche : " frères des terroirs et des terres de France, je suis très ému et touché d'être devant vous aujourd'hui. Nous ne devons pas sortir de l'Europe, je ne propose pas le Frexit. Mais je ne travaillerais plus qu'avec les chefs d'états et de gouvernement qui le voudront bien. Nous devons sortir d'une grande hypocrisie. Discuter avec l'Allemagne, et lancer Les campagnes de France comme Grande Cause Nationale ".

Nicolas Dupont-Aignan : "on devra choisir le fonctionnement de l'Europe, ou la changer"

11h10. Nicolas Dupont-Aignan : "Je ne suis pas inquiet sur l'avenir et les jeunes, car il y a un amour de ce métier, et il y en beaucoup qui veulent faire ce métier. Mais vous n'aurez plus de jeunes agriculteurs si leurs parents ne peuvent pas vivre avec leurs revenus ".

11h00. Nicolas Dupont-Aignan : " On va rétablir les quotas, et les prix garantis. Il faut arrêter la dérégulation qui a brisé notre agriculture ".

10h55. Nicolas Dupont-Aignan : " L'alimentation va être au cœur du pacte de santé publique. Les goûts et les besoins des consommateurs changent, il faut aussi s'adapter. Est-il normal que dans notre pays on soit importateur de produits bio ? Faire en sorte que les cantines achètent français à 75%, et choisir le fonctionnement de l'Europe, ou s'en aller". La grande distribution ? S'ils ne comprennent que ça, oui, il faudra légiférer sur les prix ".

Emmanuel Macron : "la fin des œufs en batterie est un objectif, pas une obligation"

10h40. Emmanuel Macron : Sur les actions des associations comme L214. "Je dis souvent que je ne connais pas un éleveur heureux avec des animaux quine vont pas bien. L'éleveur, c'est lui qui pleure quand un animal meurt, c'est pas les gens qui sont dans des associations dans des bureaux (applaudissements de la salle). C'est pour ça que je veux faire un plan d'investissement agricole. Il faut donner les moyens pour éviter les souffrances". Question offensive de Christiane Lambert sur l'aviculture : "Et votre idée de la fin des œufs en batterie ? Vous avez surfé sur le *welfarisme* Ici, on est dans une région très avicole ! Emmanuel Macron : " J'ai dit des choses précises. C'est un objectif, pas une obligation dans la loi. Il faut travailler avec les grandes surfaces ". Réponse de Christian Lambert. "Vous avez évolué sur cette question".

10h30. Emmanuel Macron : " Les organisations de producteurs sont trop faibles face aux grandes surfaces aujourd'hui. Il faut des contrats de filières. Pour avoir de la transparence. Dans le lait par exemple. Même quand il y a des efforts faits dans la chaîne de production, jamais les producteurs n'en profitent. Il faut construire le prix final en fonction du prix de production ".

François Asselineau, le premier au micro

10h00. François Asselineau se présente avec un argument clair, celui de la sortie de l'Europe. " Je suis le candidat du Frexit, ça ne fait pas de nous la Corée du Nord ".

Un passage obligatoire pour presque tous les candidats

C'est une case quasi-obligatoire pour les candidats à l'élection présidentielle : s'adresser aux agriculteurs. Le congrès de la FNSEA, qui se déroule jusqu'à ce jeudi soir à Brest, tombe à pic. Sept prétendants à l'Elysée sont donc présents au congrès pour présenter leur programme et leurs solutions aux difficultés rencontrées par les agriculteurs.

Pas de débat entre candidats mais des échanges avec les congressistes

Les favoris dans les sondages sont présents : Marine Le Pen, Emmanuel Macron et François Fillon. Mais également Nicolas Dupont-Aignan, Jacques Cheminade, François Asselineau et Jean Lassalle. Sept candidats sur onze donc. Philippe Poutou et Nathalie Artaud manquent à l'appel. Mais les deux absents de marque sont Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon.

Les candidats ne débattent pas entre eux. Chacun prend la parole tour à tour. D'abord dix minutes pour présenter ses idées pour le monde agricole. Puis un petit quart d'heure pour répondre aux questions de la salle.