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"Si les pesticides sont bien utilisés, il n'y a pas de problème", selon un agriculteur mayennais

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Par , France Bleu Mayenne

Des associations déposent deux recours le 25 février devant le Conseil d'Etat pour que les ZNT soient plus grandes. Pourtant, selon un agriculteur mayennais, si l'épandage de pesticides est réalisé dans les règles, il estime qu'il n'y a pas de réel danger.

Le pulvérisateur de Damien Pervis a 24 mètres d'envergure.
Le pulvérisateur de Damien Pervis a 24 mètres d'envergure. © Radio France - Aurore Richard

Deux recours ont été déposés le 25 février devant le Conseil d'Etat par des associations de consommateurs et de protection de l'environnement. Elles veulent plus de 5 à 10 mètres de distance entre une maison et une zone d'épandage de pesticides, pour mieux protéger les populations selon elles. 

Cette distance s'applique depuis le 1er janvier. Elle ne convient pas non aux agriculteurs notamment mayennais mais eux, c'est parce qu'ils veulent moins de distance.

Damien Pervis par exemple, utilise des pesticides sur son exploitation à Saint Denis du Maine, près de Meslay du Maine et pour lui, quand c'est fait dans les règles, il n'y a pas de problème.

2% de pesticides dans la cuve de son pulvérisateur

Le premier geste, c'est toujours enfiler une combinaison, des gants et un masque de protection et ensuite, Damien peut remplir le pulvérisateur. "Il y a une cuve principale de 3 200 litres, on peut faire 32 hectares car je traite à 100 litres par hectare. Il y a 98% d'eau dans cette cuve" et donc 2% de pesticides. 

Une fois dans les champs, il déplie les bras de la machine, jusqu'à 24 mètres d'envergure, et il pulvérise seulement à certaines conditions. Il faut un air humide et du vent à moins de 19 km/h. 

Cet agriculteur porte une combinaison, un masque et des gants de protection dès qu'il pulvérise.  - Radio France
Cet agriculteur porte une combinaison, un masque et des gants de protection dès qu'il pulvérise. © Radio France - Aurore Richard

Damien Pervis traite ses 65 hectares seulement quand il estime que c'est nécessaire, c'est-à-dire deux fois par an. Il attend par exemple le stade de trois feuilles pour un blé et il peut traiter à nouveau au printemps.

A la fin de chacun de ces traitements, la machine est nettoyée trois fois à l'eau claire avant de rentrer au hangar.  Il n'y a plus aucun résidu selon Damien : 

Je ne vois pas de danger. Il y a beaucoup de produits qui sont utilisés dans les maisons qui peuvent être mauvais. Il faudrait regarder chez soi avant d'accuser les personnes extérieures

L'agence sanitaire Anses vient de montrer que trois Français sur quatre utilisent des pesticides chez eux, du produit anti-puce pour les chiens à la bombe anti-insecte. Le jeune homme en a ras-le-bol que les agriculteurs passent pour des "empoisonneurs".

Damien Pervis a reçu une formation pour traiter avec des pesticides et le pulvérisateur est lui contrôlé tous les cinq ans.

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