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Strasbourg : pourquoi plus de 1.000 tracteurs vont-ils converger vers le Parlement européen ?

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Par , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass

Plus de mille tracteurs vont converger vers le Parlement européen ce vendredi matin, à Strasbourg. Alors pourquoi ? Les agriculteurs s'inquiètent en fait de la mise en place d'une nouvelle mouture de la PAC, la politique agricole commune, en 2023.

Fabien Metz, céréalier à La Wantzenau dans le Bas-Rhin
Fabien Metz, céréalier à La Wantzenau dans le Bas-Rhin © Radio France - Antoine Balandra

Environ 1000 à 1500 tracteurs venus de toute l'Alsace et même d'autres départements de la région doivent converger ce vendredi matin vers Strasbourg. Destination finale : le Parlement européen de Strasbourg.

Les agriculteurs se mobilisent pour peser sur les arbitrages européens avant la mise en place de la nouvelle PAC, la politique agricole commune, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2023. Une PAC qui se veut plus verte, avec l'élargissement des "éco-régimes", ces aides versées aux agriculteurs qui respecteront des normes environnementales plus strictes. Ces "éco-régimes" pourraient représenter jusqu'à 30% des aides directes disponibles.

Jusque là les aides étaient plutôt accordées en fonction de la surface cultivée. Voilà qui inquiète énormément les céréaliers. Comme Fabien Metz, céréalier à La Wantzenau au nord de Strasbourg.  "L'idée c'est dire je vois bien que la société attend de nous de pouvoir travailler autrement, de tenir compte de manière plus importante de l'environnement. Donc je veux bien m'adapter, mais il faut qu'on m'aide aussi. Et donc les aides de la PAC sont là pour compenser le manque de compétitivité que l'on a, il faut maintenir un schéma de compensation" explique l'agriculteur.

Culture du maïs en Alsace

Et il insiste : "on fait déjà du verdissement, on nous le demande déjà aujourd'hui, il faudrait que l'on puisse tous toucher cette partie de l'aide car on a déjà fait un pas important vers l'environnement" estime Fabien Metz. Ce céréalier affirme que la réforme de la PAC telle qu'elle est présentée actuellement pourrait lui faire perdre jusqu'à deux mois de salaire. 

Un céréalier, Fabien Metz, à La Wantzenau en Alsace
Un céréalier, Fabien Metz, à La Wantzenau en Alsace © Radio France - Antoine Balandra

La nouvelle PAC inquiète aussi les céréaliers alsaciens parce qu'elle pourrait aussi mécaniquement, via la rotation des parcelles, réduire les surfaces en maïs. "En Alsace, on a une base de la production, c'est le maïs. Une culture adaptée au climat mais qui est aussi adaptée parce qu'il y a des débouchés importants sur le bassin rhénan. Le maïs c'est aussi une base pour les éleveurs. Qui ont besoin d'une surface fourragère importante. Donc la nouvelle PAC remet en cause totalement le modèle alsacien" dit Fabien Metz. 

Inquiétudes à la montagne

Fabien Metz demande aussi que l'Europe applique une stricte égalité. Et donc qu'elle exige des produits importés du reste du monde, les mêmes normes environnementales que pour les agriculteurs européens. Enfin la dernière inquiétude concerne les éleveurs de montagne. Ange Loing est agriculteur à Lapoutroie dans le Haut-Rhin (dans le massif des Vosges). Pour lui, la réforme de la PAC peut être porteuse d'inquiétudes : "on peut parler d'une aide qui s'appelle l'indemnité compensatoire de handicap naturel fournir à tous les exploitants de montagne. On nous a rajouté des bénéficiaires sur une enveloppe fermée. C'est 7.500 euros par exploitation par an. Et là avec la réforme de la PAC on ne sait pas à quelle sauce on va être mangé. Economiquement, c'est pourtant essentiel pour nos exploitations de montagne" dit-il. 

Ce vendredi, la mobilisation des agriculteurs va en tout cas entraîner de très fortes perturbations sur la route. France Bleu Alsace vous guidera toute la matinée. 

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