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Suspicion de grippe aviaire dans la Loire : la filière avicole retient son souffle

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

La filière avicole de la Loire est dans l'expectative, alors que huit communes du Forez sont placées sous haute surveillance. En début de semaine, cinq cygnes sauvages ont été retrouvés morts à Arthun, suspectés d'être contaminés à la grippe aviaire. Les éleveurs souhaitent temporiser.

Un cas d’influenza aviaire hautement pathogène H5 a été confirmé sur cinq cygnes trouvés morts sur la commune d'Arthun (image d'illustration).
Un cas d’influenza aviaire hautement pathogène H5 a été confirmé sur cinq cygnes trouvés morts sur la commune d'Arthun (image d'illustration). © Maxppp - PHOTOPQR/LE PROGRES/MAXPPP

Toute la filière avicole de la Loire retient son souffle. Lundi soir la préfecture a placé huit communes du Forez sous haute surveillance, après la découverte de cadavres de cygnes, suspectés d'être atteints de grippe aviaire. Les éleveurs attendent les résultats définitifs des analyses sur les cygnes, partagés entre l'inquiétude et la fatigue.

Plus de deux mois de confinement, déjà, pour les élevages de la Loire

Peu d'éleveurs du Forez souhaitent s'exprimer après le dernier arrêté préfectoral. Beaucoup font part de leur fatigue et de leur agacement : voilà plus de deux mois déjà qu'ils respectent scrupuleusement les mesures de confinement décidées en novembre dernier. Les images des abattages massifs dans les Landes ne font rien pour les rassurer. 

Isabelle Thomas se trouve en plein cœur de la zone sous surveillance. L'essentiel de son activité est en production laitière, mais elle vend aussi des volailles sur commande pour la fin d'année. Alors quand elle a appris les dernières mesures de contrôle, c'est le soulagement qui a prévalu : "nous, on a terminé notre saison. Malheureusement, ce sont ceux qui vendent les œufs ou la viande qui sont pénalisés."

Les résultats d'analyse définitifs doivent tomber ce jeudi

Les exploitations concernées sont en effet dans l'impossibilité de vendre toute production venant de leur élevage. Des mesures drastiques qui s'ajoutent au confinement et aux contrôles vétérinaires fréquents. Autant d'éléments qui assurent depuis plusieurs semaines une certaine protection aux élevages, d'après Daniel Poyage. Il préside la coopérative du Vert Forez, qui représente 65 aviculteurs dans le département : "on n'a pas lieu d'être inquiet, vu que nos élevages sont confinés et vu tout ce qu'on a fait en aval."

Il souhaite rappeler aussi que les élevages de la Loire ne ressemblent pas à ceux des Landes : "On élève surtout du poulet et de la pintade, ce ne sont pas les espèces les plus atteintes. Ce sont les canards qui sont les plus contaminés. Et puis les cygnes qui ont été retrouvés sont des espèces sauvages." Il attend surtout les analyses définitives sur les cadavres des cinq cygnes. Les résultats doivent tomber ce jeudi, d'après la préfecture.

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