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Terre de Touraine : l’inquiétude qui gagne l’agriculture

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Par , France Bleu Touraine

Philippe Guilbert, journaliste pour Terre de Touraine évoque ce mercredi le numéro de cette semaine et son titre "Filières agricoles, la fièvre monte" illustre l’inquiétude qui gagne l’agriculture en cette période.

Le virus grippe les filières en cascade
Le virus grippe les filières en cascade - *

Philippe Guilbert, journaliste pour Terre de Touraine répond aux questions de France Bleu ce mercredi. 

Votre titre de Une cette semaine illustre l’inquiétude qui gagne l’agriculture : "Filières agricoles, la fièvre monte" ? 

La résilience des filières agricoles conçues pour approvisionner les marchés de masse et d’exportation est mise à mal par le confinement planétaire. 

Le virus grippe ces filières en cascade ?

L’inflammation gagne certains rouages. Avec l’agneau, l’horticulture et le chèvre fermier, la viticulture fait partie des secteurs les plus éprouvés économiquement. 

Une situation prise au sérieux à Bruxelles ?

Doublement prise au sérieux, du moins si l’on en croit la présidente de la Commission. D’une part par l’ampleur des bouleversements des circuits alimentaires  qu’entraîne cette crise mais aussi du fait que la politique agricole est contrairement aux autres communes aux 27. Sur ce sujet l’Europe est organisée pour retrousser ses manches. 

Que dit Ursula Van Der Leyen ? 

La présidente de la Commission a déclaré cette semaine, je la cite : « « Le secteur de l’alimentation est l’un de ceux où nous ne laisserons passer aucune perturbation ». La présidente de l’exécutif européen rappelle que, dès le début de la crise, la Commission a pris des mesures pour que les denrées alimentaires puissent circuler en Europe et pour que les travailleurs saisonniers puissent se déplacer au sein de l’UE,  pour assurer les récoltes. 

Il reste que les messages alarmants s’accumulent dans les filières ?

Oui je ne vais pas les citer toutes mais comme c’est Pâques, parlons de l’agneau Pascal. La Fédération nationale Ovine a épinglé la grande distribution. La  FNO s’insurge contre les pratiques qu’elle qualifie « de frauduleuses » de la grande distribution alors que le confinement perturbe la commercialisation des agneaux élevés pour les fêtes de Pâques. Selon le syndicat, certaines enseignes profitent des moyens  mis en œuvre pour valoriser l’agneau français et proposer dans leurs rayons de l’agneau néo-zélandais vendu 2,5 fois moins cher. Pour la FNO cette situation est d’autant plus inacceptable que la grande distribution avait proposé de les écouler dans les restaurants  des établissements hospitaliers, des EPADH, des personnels de la fonction publique. Ces dons bénéficiant de la défiscalisation prévue par les pouvoirs publics.

C’est le cas en Indre et Loire ? 

Alertés par leur fédération, les éleveurs tourangeaux sont sur le qui-vive, mais l’un de leur responsable se veut rassurant. Il estime qu’en Touraine, la semaine  s’est déroulée correctement, bouchers et GD ayant joué le jeu. En revanche, les bouchers itinérants sont en difficultés du fait de la fermeture de certains marchés. 

Parmi les autres secteurs en crise, l’aviculture ? 

Oui, si les volailles fermières en circuit court sont très courues, la production de poulet standard ou label est touchée à cœur par l’arrêt de la restauration  hors foyer et parfois des exportations. Tous les éleveurs sont sur le pont depuis le 16 mars pour assurer l’approvisionnement des Français en poulet, dinde, canard, lapin, œufs, réorientés vers les magasins. Mais le secteur doit faire face à des contraintes  logistiques. Les chaînes d’approvisionnement, des couvoirs aux équipes de ramassage, sont perturbées. La confédération nationale de l’aviculture craint des arrêt de chaîne d’abattoir et demande un soutien à l’abattage anticipé et l’ouverture à l’aviculture  des aides européennes au stockage privé.

Qu’en est-il du vin ? 

Nous reviendrons la semaine prochaine sur la filière vin tourangelle qui est très affectée par la fermeture des cavistes, des CHR. Mais disons un mot du printemps,  une belle saison vécue comme une menace par les vignerons. 

Avec ce titre dans Terre de Touraine : "Le général Hiver tonne en mars, la vigne sent le vent du boulet…sans geler"

Oui, le froid sec de la bise n’a pas gelé la vigne et prenons aussi les bonnes nouvelles. Les vignerons ont lâché tous les équipements de lutte installés  et automatiques comme les tours à vent et l’aspersion. Mais les moyens ponctuels coûteux comme l’allumage des bougies ont été utilisé avec parcimonie et à Montlouis, les hélicos n’ont pas décollé.

Et la période à risque n’est pas terminée 

C’est pour cela que les vignerons vont faire profil bas jusqu’aux saints de glace, les 11, 12 et 13 mai.

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