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Terre de Touraine par Philippe Guilbert

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Par , France Bleu Touraine

Au moment où notre pays sort progressivement d’un confinement éprouvant, Philippe Guilbert vous allez nous dresser un bilan des filières agricoles tourangelles. Dans quel état sont-elles ?

Terre de Touraine
Terre de Touraine © Getty - Tetra Images

Depuis l’entrée en confinement, le moins que l’on puisse dire c’est que les filières agricoles de la Touraine ont sué, ont pleuré mais qu’elles ont tenu. Le  moral aussi. Pris par le travail sur des fermes en pleine activités printanières, les agriculteurs ont relégué à plus tard les autres soucis.

Mais il y a bien eu des filières affectées ? 

Bien sûr, la fermeture des marchés, des jardineries ont immédiatement impacté les maraîchers, les producteurs de plants et de fromages, les pépiniéristes. Tous ceux  avec de la marchandise périssable se sont retrouvés dans l’impossibilité de l’écouler. Du lait et des légumes fragiles ont été jeté. 

Mais quand on lit les différents numéros de Terre de Touraine qui se sont égrenés depuis mars on apprend l’angoisse a saisi quelques jours plus tard tous  ceux qui étaient organisés pour livrer les cantines et les restaurants, toute cette restauration hors foyer qui elle aussi a vécu l’arrêt forcé ? 

Oui et qu’ils soient fermiers ou industriels pour bien des producteurs le cauchemar continue. Mais globalement, on peut dire que la ferme Touraine est restée droit  dans ses bottes. Les exploitants ont reçu en temps et en heure leurs intrants pour cultiver. De façon spectaculaire, les filières d’approvisionnements se sont réorganisées. Si les magasins ont manqué de masques et de savons, la nourriture a continué d’affluer  sans interruption. Une performance à mettre au crédit des agriculteurs mais aussi des salariés des laiteries, des stations fruitières, des abattoirs et des transporteurs. 

Sans parler de l’engouement pour les circuits courts…

Effectivement outre les marchés, on ne compte plus les drives fermiers qui sont venus renforcer le réseaux existants des magasins de producteurs, des Amap ou des Ruches.  Il faut aussi parler du rôle majeur d’internet et de ces nombreux sites professionnels comme mangeztouraine qui ont facilité les contacts producteurs-consommateurs. Et on peut espérer que certaines habitudes vont rester.  

Ce n’est pas le fruit du hasard mais peut être aussi celui d’une histoire Philippe. 

Oui, car cette organisation agricole et agroalimentaire est remarquable à plus d’un titre. Les agriculteurs sont probablement la catégorie professionnelle la  mieux organisé. C’est dans leurs gènes, car cultiver, élever c’est prévoir. Ils ont pensé au fil des décennies leur approvisionnements, le stockage et la conservation. Avec leurs coopératives ils ont conçu des circuits de mise en marchés solides en même temps  qu’ils imaginaient leur financement, leur protection sociale et assurantielle via des organisations mutualistes. Ils disposent aussi de systèmes d’enseignement et de diffusions des techniques assez remarquables. 

Ceci dit tout n’est pas réglé. 

Non comme les autres secteurs de l’économie l’agriculture mettra du temps à digérer le confinement 2020. A commencer par une filière viticole saignée à blanc. Les  Restaurants et cavistes sont encore fermés, les exportations tournent au ralenti le monde du vin qui vit de la convivialité a le blues.  

Y a-t-il des enseignements à tirer de tout cela ? 

Oui je le crois. On peut espérer que les pouvoirs publics vont y regarder à deux fois avant d’affaiblir une agriculture structurée qui a fait la preuve de sa résilience  dans une tempête majeure.  

Le second enseignement, c’est que vous, moi, nous tous sommes des consommateurs multiples. Pour alimenter le repas de la maison, celui du self ou du restaurant, en  voyage par parfois, nos aliments suivent des circuits cours ou longs et que pour cela, la France a besoin de toutes ses agriculture

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