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Agriculture – Pêche

Terres agricoles chinoises dans l'Indre : "Le foncier agricole est victime de la spéculation"

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Par , France Bleu Berry

Tout ça pour ça ! Le conglomérat chniois qui avait acheté 1700 hectares de terres agricoles dans l'Indre a été placé en faillite. Le foncier agricole doit être beaucoup mieux protégé selon la Confédération Paysanne.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp - Bruno Lesvesque

Châteauroux, France

Le conglomérat tenu par un milliardaire chinois qui avait acheté 1700 hectares de terres agricoles dans l'Indre entre 2015 et 2016 et 900 hectares dans l'Allier, a été placé en faillite le mois dernier. C'est ce qu'a précisé cette semaine l'Agence France Presse. Déjà, en janvier, l'agence de notation financière Fitch avait déjà tiré la sonnette d'alarme, expliquant que Reward avait été dans l'incapacité de s'acquitter d'une dette de 300 millions de yuans (38 millions d'euros) début décembre, alors qu'il assurait disposer fin septembre de...4,15 milliards en numéraire (530 M EUR).  Fitch déplorait au passage l'opacité entourant les comptes des firmes chinoises, la non-publication d'informations "pertinentes" et des audits notoirement incomplets...

A l'époque, ce rachat de terres agricoles dans l'Indre avait fait beaucoup de bruit dans le département et au-delà. Le groupe Reward, fondé en 1995 et spécialisé à l'origine dans le lait maternisé et les produits d'entretien, voulait utiliser les terres agricoles indriennes et auvergnates pour faire de la farine et ouvrir des boulangeries en Chine. Mais tout cela est tombé à l'eau. Et pourtant, le milliardaire Hu Keqin se voyait déjà le roi du pain français en Chine en affirmant vouloir ouvrir 1500 boulangeries dans son pays. En fait, trois seulement ont ouvert et elles sont deja fermées.

En France, les investissements chinois suscitent toujours, sinon de l'inquiétude, une certaine méfiance. En août, l'an dernier d'ailleurs, des agriculteurs venus de toute la France s'etaient rassemblés à Clion-sur-Indre pour dénoncer ces investissements, cet "accaparement chinois". Le projet dans l'Indre était peut-être séduisant pour certains sur le papier mais voilà, trois ans plus tard, la coquille est vide. Un beau gâchis estime Nicolas Calame, un des portes parole de la Confédération Paysanne dans le département, qui dénonce ce mouvement spéculatif sur le foncier agricole.

Niolas Calame, porte-parole de la Confédération Paysanne dans l'Indre

Une situation qui fait dire à la Confédération Paysanne qu'il est temps de protéger, une fois pour toutes, l'outil de travail des agriculteurs que sont les terres, avec une véritable loi foncière. Et c'est justement le cheval de bataille du député socialiste de Meurthe et Moselle, Dominique Potier, qui a notamment conduit une mission d'information sur le foncier agricole à l'Assemblée. Dominique Potier qui dans cette affaire dénonce en quelque sorte "un miroir aux allouettes"

Dominique Potier, député PS de Meurthe-et-Moselle