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Agriculture – Pêche

Toulouse : les anti-ours dans les Pyrénées boudent la réunion de concertation

lundi 11 mars 2019 à 20:14 Par Magalie Lacombe, France Bleu Occitanie, France Bleu Béarn et France Bleu Pays Basque

Les autorités ouvrent une période d'échanges avec les acteurs concernés par la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées. Une discussion présentée comme une concertation qui a fâché un peu plus encore les éleveurs déjà remontés après les deux derniers lâchers à l'automne dernier.

L'ours déchaîne toujours la colère des éleveurs pyrénéens (Illustration)
L'ours déchaîne toujours la colère des éleveurs pyrénéens (Illustration) © Maxppp - BELPRESS

Pyrénées, Paris, France

La quasi totalité des éleveurs pyrénéens et les syndicats conviés ont préféré boycotter la réunion de concertation proposée, ce lundi soir, par les autorités à Toulouse, autour des mesures à prendre pour gérer la présence de l'ours dans le massif. Seuls les membres de la Confédération Paysanne sont finalement entrés dans les salons de la préfecture.

La quasi totalité des représentants des éleveurs pyrénéens ont boycotté la réunion de concertation proposée par la Préfecture de région autour de la réintroduction de l'ours dans le massif. - Radio France
La quasi totalité des représentants des éleveurs pyrénéens ont boycotté la réunion de concertation proposée par la Préfecture de région autour de la réintroduction de l'ours dans le massif. © Radio France - Magalie Lacombe

Les propositions mises sur la table correspondent finalement à l'un des prérequis formulés par les éleveurs pour revenir à la table des discussions, à savoir gérer la population d'ours déployée dans les Pyrénées.

Quand on nous parle de charnier comme en Slovénie pour fixer les ours ou d'effarouchement, ça fait partie d'une issue politique que nous pouvons trouver intéressante avec l'Etat - Philippe Lacube président FNSEA de la chambre d'agriculture de l'Ariège, un "historique de l'ours" 

Aucun lâcher supplémentaire à l'ordre du jour selon la Préfecture de région

La préfecture lance une période d'échanges de quatre semaines et redit noir sur blanc que cette démarche ne s'inscrit en aucun cas dans un processus de réintroduction et qu'aucun lâcher supplémentaire n'est à l'ordre du jour.

Aujourd'hui, il y a entre 50 et 60 ours dans les Pyrénées françaises dont 90% sur le département de l'Ariège.

Sur les 16 estives en Ariège, où il y a des ours : 100% de ces estives sont attaquées et 100% mettent en place des mesures de protection donc on a bien la preuve que ça ne marche pas ! - Rémi Denjean, coprésident de l'ADIPP, l'association pour le développement durable de l'identité des Pyrénées, qui fédère les cinq associations de défense du pastoralisme sur la chaîne pyrénéenne. 

Le plan Ours comprenait entre 10 et 15 lâchers d'ours dont les deux derniers sur les Pyrénées Atlantiques, durant l'automne dernier. Ces anti-ours veulent avoir la garantie qu'il n'y aura pas de nouveau lâcher avant d'avoir trouvé l'accord nécessaire à gérer la population existante.

Ça sent le pompier pyromane à pleines narines - Bernard Moules, chargé des problèmes de prédation en montagne à la FRSEA

LIRE AUSSI : Réintroduction de l'ours dans les Pyrénées, pourquoi ça coince.

Ces acteurs pyrénéens ont pu échanger avec le Président de la République au salon de l'agriculture, Emmanuel Macron qui a dit être à l'écoute sur le dossier. Ils vont demander à le rencontrer pour contourner disent-ils le ministère de la transition écologique dont les réponses sont, pour eux, jusqu'à présent insatisfaisantes.

A REVOIR : la vidéo du lâcher de Claverina en Béarn, le 4 octobre 2018pays bas