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Agriculture – Pêche

Tours : 80 tracteurs devant la préfecture pour montrer le ras-le-bol des agriculteurs

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Par , France Bleu Touraine

Les agriculteurs sont toujours en colère. Ils ont manifesté ce mercredi 27 novembre au soir devant la préfecture de Tours. 80 tracteurs et près de 200 personnes ont dénoncé le nombre de normes, les traités de libre-échanges et surtout l'agribashing.

Les agriculteurs ont exprimé leur exaspération face à l'agribashing et au manque de reconnaissance de leur métier.
Les agriculteurs ont exprimé leur exaspération face à l'agribashing et au manque de reconnaissance de leur métier. © Radio France - Thibault Lecoq

Tours, France

Il y avait 80 tracteurs aux moteurs allumés et qui klaxonnaient devant la préfecture, ce mercredi. Près de 200 agriculteurs ont répondu à l'appel de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs. Une journée nationale qui a eu une déclinaison tourangelle. Les manifestants ont demandé moins de normes dans leur métier, surtout celles sur les produits phytosanitaires. Ils ont aussi dénoncé les traités de libre-échange comme le CETA ou le Mercosur. Les agriculteurs estiment que ces traités font venir de l'étranger des produits avec des normes sanitaires plus faibles que les leurs. Pour eux, c'est donc de la concurrence déloyale. Mais ce qui les touche le plus, c'est l'agribashing. 

Un changement de regard

L'agribashing, les agriculteurs le voit au quotidien. Pour Fabien Gentilhomme, un céréalier de Parçay-Meslay, les comportements ont changé. "On voit des regards que l'on ne voyait pas avant", explique-t-il. " Si vous êtes avec un pulvérisateur, vous devenez la bête noire", certifie l'agriculteur. Des gestes qui peuvent devenir des actes. "Au printemps dernier, des agriculteurs du département ont vu leurs matériels dégradés, des roues de tracteurs dévissées", raconte Jean-Claude Robin, un céréalier et membre du bureau de l'UDSEA. Des dégradations qui ne se voient pas tout de suite, mais peuvent être dangereuses. Selon les agriculteurs, ceux qui les attaquent sont souvent des gens mal informés sur leur manière de travailler. Certains essaient donc d'être pédagogues et d'expliquer leur manière de travailler. Tous, en tout cas, prônent le dialogue, malgré l'exaspération face aux attaques sur leurs pratiques.

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