Agriculture – Pêche

Tours Habitat cherche un maraîcher pour faire pousser des légumes au dessus d'une résidence

Par Charlotte Coutard et François Desplans, France Bleu Touraine vendredi 30 décembre 2016 à 6:20

Image d'illustration.
Image d'illustration.

Tours Habitat va commencer cet été la construction d'une nouvelle résidence de 75 logements à Tours nord, et cherche un maraîcher pour cultiver des légumes sur le toit. Les terrasses seront mises à disposition gratuitement.

Et si des légumes poussaient au dessus de chez vous ? C'est l'idée très originale de Tours Habitat pour l'une de ses futures résidences qui verra le jour en 2019 à Tours nord.

2000m² de maraîchage

"Les jardins perchés", c'est son nom, aura sur le toit une grande serre agricole exploitée par un maraîcher professionnel. Ce sera une première française, et peut-être mondiale, car s'il existe déjà des fermes urbaines au dessus d'immeubles de bureaux, ce n'est pas certain qu'il en existe déjà au-dessus d'appartements. Cette résidence, qui sera construite sur le chemin de la Milletière, mélangera donc 75 logements sociaux et 2000 m² de maraîchage urbain sur les toits mais aussi au sol.

Un espace mis à disposition gratuitement

Plus qu'un défi architectural, ce projet est pour Tours habitat et son directeur général, Grégoire Simon, l'occasion de construire un autre modèle d'habitat plus durable et plus citoyen. Et pour le maraîcher, c'est l'occasion de cultiver 2000 m² de surfaces au cœur de Tours, sans payer le moindre centime. "On lui met à disposition quasiment gratuitement l'espace, charge à lui de l'entretenir, de gérer son exploitation de façon complètement autonome", explique Grégoire Simon. "Comme on aura une serre en terrasse, on aura un bâtiment très bien isolé, et on aura des espaces verts qui seront entretenus par un maraîcher".

Écoutez le reportage de François Desplans

"Ce n'est pas juste un projet de rêveurs", (Grégoire Simon)

"On s'est dit, pourquoi pas essayer de mettre à disposition nos terrasses qui sont aujourd'hui inutilisées, sauf pour des cheminées ou des antennes, comment les utiliser pour faire pousser quelque chose. Ce n'est pas juste un projet de rêveur, c'est un projet qui a été élaboré avec un caution scientifique. Si au bout de deux ou trois ans, le maraîcher n'arrive pas à vivre de son exploitation, et qu'il est obligé d'arrêter son activité, on pourra reconvertir le bâtiment sans que les logements soient pénalisés", ajoute Grégoire Simon.

Grégoire Simon, directeur général de Tours Habitat

Pour l'instant, le bailleur social n'a toujours pas trouvé de maraîcher pour exploiter cette future ferme urbaine. L'appel à candidature est donc prolongé, au moins jusqu'au printemps prochain. Maraicher ou pas, le chantier de cette résidence de 75 logements sociaux débutera cet été à Tours nord. Livraison prévue en septembre 2019. Elle coûtera à Tours Habitat quasiment 10 millions d'euros, pas plus cher qu'une autre résidence de cette taille.