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Ils sont éleveurs de père en fils à Nitry : "la société manque de racine"

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Par , France Bleu Auxerre

On compte 4 000 exploitations agricoles dans l'Yonne. Un métier difficile, parfois décrié, qui séduit de moins en moins. Mais Arnaud Marquant et son père, éleveurs de truies à Nitry, conservent la passion de leur métier.

La ferme au cochon de Montgré à Nitry, une affaire de famille. Norbert Marquant la tient de son père et l'a transmise à son fils Arnaud au début des années 2000. Une transmission assurée, le papa étant désormais en semi-retraite.
La ferme au cochon de Montgré à Nitry, une affaire de famille. Norbert Marquant la tient de son père et l'a transmise à son fils Arnaud au début des années 2000. Une transmission assurée, le papa étant désormais en semi-retraite. © Radio France - Lucas Archassal

En 2020, on compte 4 000 exploitants dans l'Yonne. C'est 1000 de moins qu'il y a 20 ans. Il faut dire que le métier séduit moins, à cause des conditions de travail difficiles, des sécheresses qui se succèdent, des revenus en berne. Tous ces sujets seront abordés ce vendredi à Ouanne (Yonne), à l'occasion de l'assemblée générale annuelle de la FDSEA de l'Yonne. 

Un passage de relais tout naturel

Malgré les difficultés, certains exploitants gardent l'envie et le sourire, à l'image d'Arnaud Marquant, éleveur de truies à Nitry. Cela fait 10 ans qu'il est à la tête d'un élevage d'environ 250 bêtes. Une exploitation qui lui a été transmise par son père : "ça s'est fait tout naturellement, parce qu'Arnaud était intéressé par l'élevage depuis tout petit", explique le père. "J'aidais mes parents et je me disais toujours que j'avais d'autres projets... mais rien de bien fixe. Et puis en grandissant, je me suis aperçu que j'étais fait pour faire ça, pour l'agriculture", ajoute le fils.

Même si au départ, l'addition de deux têtes bien dures sur la ferme a pu créer de petites étincelles, l'apprentissage familial s'est révélé gagnant pour Arnaud Marquant, qui a aujourd'hui 37 ans. Et son père, en semi-retraite, reste présent pour des conseils.

"Moi j'ai besoin de repousser mes limites" - Arnaud Marquant

C'est une belle histoire de transmission mais l'agriculture n'est pas un compte de fée. Et Arnaud Marquant le reconnait : "c'est dur, mais ça fait du bien de repousser ses limites. En tout cas moi j'ai besoin d'un métier comme ça, je pense. On a le travail en extérieur. C'est bien même s'il y a le revers de la médaille , parfois, l'hiver".  

Il y a aussi "l'agribashing". Arnaud Marquant, éleveur bio, ne subit pas forcément ce dénigrement du métier d'agriculteur et de ses pratiques, mais il ne le comprend pas pour autant : "Pour moi, c'est dû à une déconnexion des racines, un manque de connaissance du milieu, du monde rural. C'est la société qui évolue, qui manque de racine. Et ça, je le combats".

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