Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Les dégâts dans les cultures sont en recul de 30% en un an en Côte-d'Or

-
Par , France Bleu Bourgogne

En 2018, les dégâts provoqués par le gibier dans les cultures agricoles avaient atteint des niveaux préoccupants. A la demande du préfet de la Côte-d'Or, un comité départemental relatif au suivi des dégâts de gibier a donc été installé le 19 novembre 2018. C'est efficace. Les dégats sont en recul.

Champ de maïs ravagé par des sangliers
Champ de maïs ravagé par des sangliers © Radio France - Stéphane Garcia

Le comité départemental relatif au suivi des dégâts de gibier, installé le 19 novembre 2018, est animé par les services de l’État. Cette instance réunit périodiquement les organisations professionnelles agricoles, la fédération départementale des chasseurs, l’Office National des Forêts (ONF) ainsi que les services de l’État et ses établissements publics (gendarmerie, DDPP, OFB). 

Treize points noirs identifiés en Côte-d'Or 

Le premier travail de ce comité porte sur l’identification des secteurs les plus touchés nommés « points noirs ». Sur cette base, un plan d’action, reposant sur chaque acteur, est arrêté collégialement puis mis en œuvre par chaque acteur. Ce plan d’action s’appuie d’abord sur un renforcement de la concertation locale au droit des 13 « points noirs » identifiés en Côte-d’Or. 

Pour ces secteurs, cela se traduit par un suivi et une adaptation en continu des objectifs de prélèvements et donc par une nette augmentation de la pression de chasse (prélèvements de sangliers passant de 14 093 pour la saison de chasse 2018- 2019 à 17 124 pour 2019-2020). Si cela s'avère nécessaire, des actions plus coercitives (battues administratives, tirs de nuit, ...) regroupant lieutenants de louveterie et chasseurs peuvent également être conduites. 

La crise sanitaire a t'elle compliqué la situation ? 

Depuis début 2020, la crise sanitaire a conduit à adapter les modes d’interventions pour garantir une pression de chasse assurant cet équilibre agro-sylvo-cynégétique. Au regard de cet intérêt général, les sociétés de chasse ont pu maintenir et effectuer des battues de prélèvements pour le grand gibier (sangliers, cervidés). Durant le confinement, l’État a également, par le biais d’arrêtés de chasse particulière, permis et facilité les interventions des louvetiers et des chasseurs au droit des cultures les plus touchées. 

Et aujourd'hui ? 

Aujourd’hui, plusieurs sociétés de chasse ont, au regard de leurs taux de réalisation et des niveaux de population encore constatés, sollicité des attributions complémentaires de leur autorisation de prélèvements de sangliers

La fédération départementale des chasseurs, en charge de l’instruction de ces demandes, souligne leur augmentation (240 demandes d’attributions complémentaires en décembre 2020 contre 151 un an plus tôt), qui atteste à la fois de la mobilisation des chasseurs et de la pertinence de cette réactivité collective renforcée depuis 2018. Aussi, sans attendre la fermeture de la chasse au sanglier prévue fin mars, un comité de suivi des dégâts a été réuni le 20 janvier 2021 pour dresser un bilan provisoire de la saison 2020/2021. 

Un net recul des dossiers pour dégâts dans les cultures

Compte-tenu des difficultés d’interventions induites par la crise sanitaire, la réactivité et la mobilisation de tous ont été saluées. Cela se traduit par une nette diminution des dégâts aux cultures : le nombre de dossiers déposés pour 2020/2021 est ainsi en retrait de 30 % par rapport à 2019-2020 et de 40 % par rapport à 2018-2019.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess