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Trop cher, trop loin, peu varié ? Trois questions autour du "manger local" en Creuse

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Par , France Bleu Creuse

Le syndicat des Jeunes agriculteurs de Creuse a lancé cette semaine une campagne de promotion du "consommer local", pour inciter les Creusois à aider les paysans du département, et démonter au passage plusieurs a priori.

La campagne de publicité est affichée sur tous les abribus guérétois
La campagne de publicité est affichée sur tous les abribus guérétois © Radio France - Lisa Guyenne

Si vous prenez le bus, vous avez dû les voir placardées dans les rues de Guéret : de grands panneaux, 12 portraits d'agriculteurs locaux, posant au sein de leur exploitation. Cette campagne, également menée sur les réseaux sociaux, est menée par les Jeunes Agriculteurs et vise à promouvoir la consommation de produits locaux. Car si le "manger local" est bien rentré dans les mentalités, il peine encore à faire son chemin dans notre assiette, explique le syndicat.

Cliché n°1 : l'agriculture creusoise n'est pas diversifiée

"On stigmatise souvent la Creuse comme une terre d'élevage, mais il n'y a pas que ça", explique Michael Magnier, le président des Jeunes agriculteurs. "Chez nous, on sait tout faire : on a de l'apiculture, du porc, de la volaille, du maraîchage..." La preuve avec ces panneaux d'affichage, qui montrent la variété des productions creusoises.

Cliché n°2 : le local, c'est trop cher

"Un steak local est des fois, à quelques centimes près, au même prix qu'un produit qui vient d'ailleurs. La campagne veut aussi montrer cela : cet écart de prix n'est pas forcément là, et si le consommateur regarde vraiment dans le rayon, il peut acheter local et rentrer dans ses frais", explique Aurélien Desforges, secrétaire général du syndicat. 

Et s'il est vrai qu'il faut parfois débourser un peu plus pour manger local, c'est aussi une affaire de choix, insiste Michael Magnier : "On se paie des téléphones dernier cri, mais on ne veut pas mettre un euro de plus pour un bon produit... C'est là que le bât blesse." Il rappelle que la production française est totalement traçable, contrairement à celle venue d'autres pays.

"Quand les gens vont au supermarché, ils regardent le prix plutôt que la qualité" - Mickaël Magnier

Cliché n°3 : il faut faire du trajet pour s'approvisionner dans les exploitations

Un autre frein à la consommation locale, c'est la distance : "Un Guérétois ne va pas forcément se déplacer à l'autre bout du département pour acheter une boîte d’œufs", reconnaît Michael Magnier. "Mais aujourd'hui, beaucoup de supermarchés sont dans la démarche d'acheter aux producteurs locaux. C'est vraiment l'acte de consommation qui fait évoluer le supermarché sur le local", ajoute Aurélien Desforges. "Il ne faut plus faire l'opposition entre "grande surface" et consommation locale."

Consommer local, enfin, c'est surtout aider des agriculteurs essorés par une crise économique aggravée par celle de la covid. En 2020, seuls 25 nouveaux exploitants se sont installés en Creuse. Ils étaient plus de 60 l'année passée.

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