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Truffes du Périgord : "Je ne me rappelle pas d'une année aussi terrible"

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Par , France Bleu Périgord

L'année 2020 est une année extrêmement mauvaise pour la production de truffes en Périgord. Il y a eu entre 70 à 80% de truffes en moins en 2020 que l'année précédente. La faute à la météo et au manque d'eau.

Pierre Chaminade et son malinois Love cavent des truffes sur leur truffière à Sorges-et-Ligueux en Dordogne
Pierre Chaminade et son malinois Love cavent des truffes sur leur truffière à Sorges-et-Ligueux en Dordogne © Radio France - Emmanuel Claverie

2020 est une année noire pour la truffe du Périgord. Elle serait peut-être la pire de ces 20 ou 25 dernières années selon certains producteurs. Selon la Fédération départementale des trufficulteurs, qui compte 1.600 adhérents en Dordogne, il y a eu entre 70 à 80% de truffes de moins en 2020 que l'année précédente

Reportage auprès des trufficulteurs de Dordogne

En 2020, la production de truffes est estimée autour des trois tonnes dont 1.200 kilos échangés sur les marchés contrôlés du département contre sept tonnes en 2019, huit tonnes en 2018 et même 10 tonnes en 2017 qui avait été exceptionnelle. 

"On a été régulier dans le minable"

A Sorges-et-Ligueux, en Périgord Vert, "je ne me rappelle pas d'une année aussi terrible" explique Pierre Lapouméroulie, responsable du marché aux truffes de Sorges. Il s'est vendu sur les neuf marché de la commune, ce qui se vendait sur deux marchés en 2019 : "45 kilos en tout, mais on a été tout le temps régulier dans le minable" affirme Pierre Lapouméroulie. 

Le réchauffement climatique oblige les producteurs à s'adapter

La baisse de la production s'explique par un été beaucoup trop chaud et trop sec. La Tuber melanosporum (l'autre nom de la truffe du Périgord) fait donc elle aussi les frais du réchauffement climatique. "La sécheresse et la chaleur estivale ont été néfastes aux truffes qui ont avorté. Les truffes c'est quelque chose de très capricieux et de très difficile à obtenir, on n'est pas dans les pommes des terre" explique le président de l'association pour le développement de la truffe et de la trufficulture. Jean-Michel Duprat a commencé à adapter ses truffières pour qu'elles résistent mieux aux changements climatiques : "Il va falloir apprendre à protéger les arbres et à faire des apports d'eau judicieux". 

Selon la Fédération des trufficultures de Dordogne, trois tonnes ont été produites cette hiver, bien loin des sept tonnes de l'an dernier. Alain Klémeniuk, le président de la Fédération et agriculteur à Verteillac n'avait, personnellement, jamais connu d'année aussi mauvaise. 

Alain Klémeniuk, le président de la Fédération et agriculteur à Verteillac

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