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Tulle : action coup de poing des agriculteurs dans les grandes surfaces pour demander des prix plus justes

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Par , France Bleu Limousin

Une cinquantaine agriculteurs corréziens se sont rendus dans des grandes surfaces de Tulle ce jeudi. Ils voulaient sensibiliser les consommateurs aux prix que la grande distribution leur achète leurs produits, trop souvent en dessous de leurs prix de revient selon eux.

Les agriculteurs ont étiqueté les produits pour montrer la différence de prix entre ce que celui ci leur est payé et ce qu'il leur coûte pour le produire
Les agriculteurs ont étiqueté les produits pour montrer la différence de prix entre ce que celui ci leur est payé et ce qu'il leur coûte pour le produire © Radio France - Philippe Graziani

"La loi Egalim n'est pas respectée" assure Yannick Breuil, président des Jeunes Agriculteurs de la Corrèze. C'est ce qu'ils ont voulu démontrer en manifestant ce jeudi dans plusieurs grandes surface de Tulle. Un appel à mobilisation national lancé par la FNSEA et les JA. La loi Egalim promulguée en 2018 doit garantir aux producteurs une rémunération juste en fonction de leurs coûts de production. Mais les agriculteurs corréziens ont fait les calculs : pour nombre de productions le compte n'y est pas du tout.

37 centimes en moins par kilo de porc

Arrivés en tracteur, une cinquantaine d'agriculteurs de la Corrèze ont notamment envahi le centre Leclerc de Tulle. Direction les rayons où se trouvent des produits dont une filière existe dans le département. Sur chacun, ils ont collé une étiquette mentionnant d'un côté le prix de revient pour eux de celui-ci, de l'autre le prix qu'il est acheté par la grande distribution. 37 centimes d'écart par exemple sur un kilo de porc. Un manque à gagner inacceptable pour Pierre Cazes, vice-président des JA de la Corrèze. "Pour une ferme moyenne corrézienne en bovin viande, d'une soixantaine de vaches, ça représente 16.000 euros par an qui n'arrive pas dans cette ferme" affirme-t-il.

Dialogue de sourd avec la direction

S'ensuit une discussion avec le directeur du magasin qui tourne vite au dialogue de sourd. "C'est quoi le dialogue, c'est de dire que de toute façon on ne sera pas bons ? Ça ne sert à rien" conclut ce dernier un peu agacé. Les clients eux ont un avis plutôt partagé. "Tout le monde ne peut pas aller directement acheter au producteur" dit l'un. "Ça m'est bien égal. Ils disent ce qu'ils veulent, moi j'achète ce que je veux" lance une autre. 

150 euros en moins par bête

Les agriculteurs ont terminé leur manifestation en se rendant, toujours en tracteur, à la préfecture où une délégation était reçue par la préfète de la Corrèze. Outre cette question des prix dans les grandes surfaces, ils ont évoqué avec elle les difficultés de la filière broutard, très importante en Corrèze. Les cours se sont effondrés en 2020 en raison en particulier de la baisse de la demande en Italie, en Espagne et au Maghreb. "On perd quasiment 150 euros par animal" précise Daniel Couderc, président de la FDSEA de la Corrèze. Les éleveurs réclament des aides spécifiques, telles la prise en charge du coût de la vaccination contre la fièvre catarrhale ou des réductions de charges sociales.

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