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Agriculture – Pêche

Un agriculteur alsacien dénonce le déchaînement médiatique contre le glyphosate

dimanche 26 août 2018 à 18:19 Par Céline Rousseau et Patrick Genthon, France Bleu Alsace et France Bleu Elsass

Le président des céréaliers du Haut-Rhin, Thomas Obrecht, ne comprend "le déchaînement médiatique" autour du glyphosate. Selon lui, l'herbicide est nécessaire pour traiter efficacement et à moindre coût les mauvaises herbes.

Thomas Obrecht, président du groupement des céréaliers du Haut-Rhin.
Thomas Obrecht, président du groupement des céréaliers du Haut-Rhin. © AFP - SÉBASTIEN SAUGUES / AFPTV / AFP

Kunheim, France

Thomas Obrecht gère une exploitation d’environ 180 hectares, principalement du maïs à Kunheim, à l'est de Colmar (Haut-Rhin). De mars à mai avant les semis, il pulvérise une vingtaine de litres de Roundup en bordure de ses parcelles pour lutter contre le liseron. Ce désherbant produit par Monsanto a pour principale substance le glyphosate. L'herbicide potentiellement cancérigène.

On est de plus en plus pointé du doigt sur nos pratiques"

"Le glyphosate, c'est un herbicide, donc il a une action sur les mauvaises herbes, pas sur la faune ou la biodiversité", estime Thomas Obrecht, président du groupement des céréaliers du Haut-Rhin. "En plus, on en a une utilisation vraiment marginale sur mon exploitation, il y a en moyenne 1 à 2% de mes terres qui reçoivent du glyphosate en cas de nécessité". 

Pour l'agriculteur Haut-Rhinois, il y a un déchaînement médiatique sur ce sujet du glyphosate. "Les agriculteurs sont au bout psychologiquement, on fait un beau métier, mais on est de plus en plus pointé du doigt sur nos pratiques".

Sans glyphosate, impossible de rester compétitif

Thomas Obrecht reconnaît qu'il existe d'autres méthodes pour le désherbage et notamment pour détruire le liseron, mais elles nécessitent de la main d’œuvre, des outils, du carburant. Un surcoût estimé par le céréalier à une centaine d’euros par hectare.