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Un agriculteur mayennais veut faire pousser du bambou sur son exploitation à Azé

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Par , France Bleu Mayenne
Azé

C'est le nouveau projet du médiatique agriculteur bio et repenti d'Azé, Christophe Piquet : il veut faire pousser des bambous sur son exploitation.

Christophe Piquet veut planter des bambous sur une surface de deux hectares à Azé.
Christophe Piquet veut planter des bambous sur une surface de deux hectares à Azé. © Radio France - Charlotte Coutard

Il veut faire pousser des bambous dans ses champs pour fabriquer des meubles ou des brosses à dents. C'est le nouveau projet de Christophe Piquet, cet agriculteur installé à Azé dans le sud Mayenne. Il a abandonné tous les pesticides il y a 10 ans pour se convertir au bio, et il a planté ces derniers mois 1000 arbres pour réparer les dégâts qu'il pense avoir causé. 

L'agriculteur est tombé sous le charme du bambou, Christophe Piquet ne voit que des avantages à cette plante : "elle a la capacité de capter trois fois plus de carbone qu'une forêt de chêne et cinq ans après l'avoir planté, elle est complètement opérationnelle. Même de l'eau polluée au pied du bambou il a la capacité de la dépolluer, donc il dépollue l'eau, la terre, l'air", assure t-il.

Reportage France Bleu Mayenne de Charlotte Coutard.

Quelques inconvénients tout de même, le bambou demande de la main d'oeuvre, un homme pour entretenir un hectare, il doit être irrigué au goutte à goutte, et puis c'est une plante invasive, "le meilleur moyen qu'on a trouvé pour le contenir c'est de creuser un fossé de 60 centimètres de profondeur autour de la passerelle", explique l'agriculteur.

Une nouvelle source de revenus pour les agriculteurs ?

Dans le contexte actuel, l'intérêt serait aussi économique pour les agriculteurs selon Christophe Piquet. "Je suis favorable aux petites exploitations à taille humaine, en bio, avec un peu de bambou, un peu de maraîchage, un peu d'élevage. Je pense qu'on peut concilier le tout".

L'Europe c'est le plus grand importateur au monde de produits bambou

C'est l'entreprise Only Moso qui a contacté Christophe Piquet. Cette entreprise italienne tente de développer la culture du bambou en Europe à des fins industrielles. 

"L'Europe c'est le plus grand importateur au monde de produits bambou, malheureusement la culture industrielle et commerciale du bambou n'a jamais fait ses débuts en Europe, alors que le bambou c'est un produit qui est tout à fait adapté à nos climats tempérés. Entre le moment où la pousse de bambou sort de terre et où on peut couper le chaume pour l'utiliser en fonction bois, il se passe six ou sept ans, alors que par exemple le chêne c'est 70 ou 80 ans. Les trois premières années, il faut accompagner le développement de la plantation avec une irrigation en goutte à goutte et de fertiliser. Un hectare de bambous absorbe quatre à cinq fois plus de CO2 qu'un hectare de feuillus, et ça produit 35% d’oxygène en plus", affirme Etienne Dill, responsable du développement chez Only Moso.

Le bambou permet de fabriquer du papier, du carton, du tissu, des bio-plastiques, des isolants, des meubles ou encore des parquets.

Etienne Dill, responsable du développement de l'entreprise Only Moso.

"C'est vrai que c'est une plante qui n'est pas de chez nous, mais on en utilise énormément car on le fait venir des pays asiatiques donc ce n'est pas très écologique", estime Christophe Piquet.

Christophe Piquet

La bambouseraie de Christophe Piquet ferait deux hectares près de la rivière, mais pour le moment ce n'est pas qu'un projet.

Une réunion d'information a eu lieu ces derniers jours sur l'exploitation de Christophe Piquet. Une trentaine d'agriculteurs ont fait le déplacement pour écouter les explications des responsables d'Only Moso, l'entreprise qui se chargerait de la commercialisation du bambou à des fins industrielles.

L'entreprise travaille déjà avec une trentaine d'agriculteurs, en particulier dans la région de Lyon et près de Rennes, mais pas en Mayenne pour le moment. L'entreprise signe un contrat de dix ans et s'engage à racheter toute la production pour la revendre à des industrielles.

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