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Un arboriculteur intercepte des promeneurs voleurs de cerises : "respectez notre métier!"

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Drôme Ardèche

Un arboriculteur de la Drôme, Aurélien Esprit, a pris à partie ce week-end deux cyclistes, le panier garni de cerises qu'ils venaient de ramasser dans ses vergers. Il a diffusé la scène en direct sur le réseau social Facebook.

Capture d'écran de la vidéo publiée par Aurélien Esprit sur sa page Facebook
Capture d'écran de la vidéo publiée par Aurélien Esprit sur sa page Facebook - Capture écran Facebook

"Trop, c'est trop!" : voilà la légende qui accompagne la vidéo diffusée en direct sur Facebook ce samedi par Aurélien Esprit, producteur de pommes, cerises et abricots à Pont-de-l'Isère (Drôme). Avec un collègue, il intercepte deux cyclistes, le panier chargé de cerises. La dame reconnaît avoir pris des fruits "pas beaucoup" et "par terre". "On avait besoin de faire un gâteau" enchérit l'homme qui l'accompagne. Aurélien Esprit répond : "bah moi j'ai besoin d'un véhicule utilitaire, je n'ai pas d'argent, je vais me servir à la concession?" . L'arboriculteur constate que des branches ont été cassées, ce qui aura aussi des conséquences sur la saison prochaine.

Une vidéo pour sensibiliser les promeneurs

Le phénomène de promeneurs qui se servent dans les vergers n'est pas nouveau. Mais Aurélien Esprit a le sentiment qu'il s'accentue,"peut-être à cause de la crise économique". "Je suis tolérant, je n'ai jamais empêché quelqu'un de ramasser un petit fruit lorsqu'il se balade, de manger une pomme, je sais le plaisir que c'est. Mais certains viennent carrément avec des sacs, là ils ont cassé des branches, ça m'a gonflé" explique t'il.

Aurélien Esprit n'a pas porté plainte, il ne l'a jamais fait encore. "Si les personnes ne sont pas identifiées, la procédure a peu de chance d'aboutir". Mais cette vidéo sur Facebook est pour lui un moyen de sensibiliser les promeneurs : "peut-être que des personnes qui l'ont vue ont déjà été tentées ou seraient tentées de prendre des fruits dans les vergers. Je leur dis juste 'attention, ce n'est pas le domaine public, respectez notre métier'. C'est comme si on allait faire ses courses au supermarché et qu'on passait par la sortie sans passer en caisse. C'est exactement la même chose."

Aurélien Esprit rappelle que les arboriculteurs ont déjà d'autres sujets d'inquiétude : la grêle, la sécheresse, l'adaptation au coronavirus.

Aucune excuse valable

Le syndicat agricole FDSEA de la Drôme n'a pas d'estimation globale du préjudice financier que représentent ces chapardages pour les arboriculteurs. "On arrive à estimer quand des bandes organisées dépouillent toute une parcelle dans la nuit comme c'est arrivé par le passé. Mais les chapardages, c'est difficile à évaluer" explique Grégory Chardon, le président de la FDSEA 26. Et les excuses "on a ramassé les fruits par terre" ou "on n'en a pas pris beaucoup" ne sont pas valables : "les fruits sont sur une propriété privée, et l'agriculteur a travaillé de longs mois pour sa récolte. Aller dans un verger, et prendre ne serait-ce que 2 ou 3 cerises, ça peut paraître anodin, mais l'agriculteur lui se sent volé."

Bruno Darnaud, président de l'AOP Pêches et abricots de France, explique que l'impact est psychologique encore plus que financier : "l'agriculteur travaille toute une année sur sa parcelle, et on vient lui prendre le fruit de son travail, c'est ça le plus difficile. Mais c'est une minorité de personnes qui agissent de cette façon. La grande majorité respecte quand même le travail des agriculteurs."

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