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Agriculture – Pêche DOSSIER : Salon de l'Agriculture 2017

Un canal à l'étude pour irriguer 20 000 hectares entre Drôme et Vaucluse

mercredi 1 mars 2017 à 19:46 Par Philippe Paupert et Daniel Morin, France Bleu Vaucluse

En direct du salon de l'Agriculture à Paris, le président de la Chambre d'Agriculture de Vaucluse annonce qu'une étude est enfin lancée pour irriguer 20 000 hectares de terres entre Drôme et Vaucluse avec l'eau du Rhône.

Le studio de Rue De La République au salon de l'Agriculture le 1° mars 2017
Le studio de Rue De La République au salon de l'Agriculture le 1° mars 2017 - Simone Vidal

Paris, France

L'émission Rue De La République avait installé son studio au salon de l’Agriculture pour accueillir André Bernard, le président de la chambre d'agriculture de Vaucluse , Julien Latour viticulteur à Violès et secrétaire général des [Jeunes Agriculteurs de Vaucluse](http://, http://www.jeunes-agriculteurs.fr/reseau/jeunes-agriculteurs-vaucluse/) Jean Marc Bournigal, spécialiste des nouvelles technologies en agriculture (IRSTEA).

François Fillon (Les Républicains) et Emmanuel Macron (En Marche) ont visité le salon de l'agriculture ce mercredi. C'est une étape incontournable d'une campagne électorale mais André Bernard (Chambre Agriculture de Vaucluse) relativise ces visites : "les grands discours, c'est bien. Les promenades dans le salon, c'est bien... mais il faut entendre les messages des organisations agricoles." André Bernard souhaite que les hommes politiques entendent que "ce qui compte, ce sont les propositions dans une monde de compétition pour relever les défis et être compétitif"

La ferme Vaucluse, c'est un milliard d'euros

André Bernard explique que la ferme Vaucluse représente un chiffre d'affaires d'un milliard d'euros car notre département a eu la chance d'être épargné par les inondations. Nos productions (fruits et légumes, viticultures) se vendent également bien.

André Bernard détaille le poids économique de l'agriculture en Vaucluse: "ce sont 280 à 300 millions d'euros de salaires et c'est une entreprise citoyenne car elle investit 15 à 20% de son chiffre d'affaires". Mais André Bernad est conscient que des agriculteurs se suicident : "tout le monde à le droit à l'erreur. Tout le monde peut connaitre un accident dans sa vie professionnelle. C'est confortable de s'installer et de regarder le paysage mais on ira pas loin si les pouvoirs publics ne nous soutiennent pas"

Julien Latour viticulteur à Violès et secrétaire général des Jeunes Agriculteurs estime que l'avenir ne doit pas être freiné par "les charges, la paperasse, les contrôles. Il faut des contrôles pour obtenir les certifications mais pas davantage." Les agriculteurs lui confient qu'il peut y avoir "l'intervention de sept corps de contrôles sur une exploitation. Les agriculteurs redoutent le risque d'être en situation d'infraction alors qu'ils veulent faire leur métier"

Agriculture connectée et canal pour détourner le Rhône

André Bernard annonce que des études sont enfin lancée ce 1er mars 2017 pour capter l'eau du Rhône et irriguer entre 15 000 et 20 000 hectares de terres entre Drôme et Vaucluse. André Bernard explique que cinq personnes de la chambre d'Agriculture mène une étude pour identifier les besoins en eau.

Jean Marc Bournigal, spécialiste des nouvelles technologies en agriculture (IRSTEA) assure que l'agriculteur vauclusien devra être connecté. Le défi pour les agriculteurs sera de "savoir comment apporter la bonne dose d'eau, d'engrais ou de pesticides au bon endroit et au bon moment". Jean Marc Bournigal préconise "l'utilisation de capteurs dans les parcelles ou embarquées sur les machines agricoles, les drones ou les satellites. Cela permet de détecter les maladies de façon précoce et d'adapter les traitements"

La connexion de l'agriculteur lui apportera une "aide à la décision car il est seul face aux aléas climatiques (sécheresse et phénomènes extrêmes), aux événements sanitaires, à l'adaptation à une réduction du nombre de molécules et donc des pesticides". L’agriculteur doit aussi "investir dans les bio-contrôles et d'autres types de traitement comme des insectes et ou miser sur les capacité des plantes à se défendre elle-même".