Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Agriculture – Pêche

Un début de moisson "catastrophique" en Ile-de-France

jeudi 21 juillet 2016 à 18:24 Par Aude Raso, France Bleu Paris

Inondations, excès de précipitations, manque d'ensoleillement... Les céréaliers voient se dessiner les conséquences concrètes du récent épisode météorologique exceptionnel qui a touché l’Île-de-France. La moisson a commencé cette semaine dans la région : elle s'annonce mauvaise.

Des champs du Mesnil-le-Roi inondés début juin
Des champs du Mesnil-le-Roi inondés début juin © Maxppp -

Essonne, France

Blé, colza... Les moissonneuses-batteuses sont entrées en action cette semaine en Île-de-France. Mais avec ces moissons, les agriculteurs récoltent également les fruits des inondations et des fortes pluies des mois de mai et juin. Selon la Coordination rurale d’Île-de-France, le rendement est divisé par deux sur certaines parcelles de Seine-et-Marne.

"J'en discutais avec mon père, qui est à la retraite aujourd'hui : il n'a jamais connu ça, confirme Damien Greffin, céréalier à Étampes (Essonne) et président de la FNSEA d’Île-de-France. Il est probablement en train de se passer quelque chose qu'on a rarement vu. On a du mal à y croire".

Normalement, la récolte est une période de fête... Là ce n'est pas du tout le cas

Ce sont les parcelles de blé qui sont les impactées. Quand il frotte un épi de blé entre ses mains, Damien Greffin ne voit sortir parfois que deux grains, là où il devrait en voir sortir une quarantaine. L'excès de précipitations ces dernières semaines a empêché les plantes d'assimiler l'eau correctement, les racines étant plongées dans l'eau pendant des jours. Un phénomène qui a aussi développé les maladies. Sans oublier un exceptionnel manque d'ensoleillement.

"On récolte beaucoup de grains qui sont flétris, où il n'y a que l'enveloppe du grain... et où il n'y a quasiment pas de farine. C'est catastrophique, parce que ce qui intéresse le meunier, c'est la farine, renchérit de Nicolas Galpin, un agriculteur d'Auvernaux (Essonne), qui s'attend à perdre 50% de sa récolte de blé. D'avoir travaillé toute une année pour rien... On se demande pourquoi on se lève le matin. Normalement la récolte est une période de fête... Là ce n'est pas du tout le cas."

Nicolas Galpin a déjà souffert il y a quinze jours sur sa production de pois, qui a été divisée par trois par rapport à l'an dernier. "Certains de mes voisins n'ont même pas pu récolter tellement les pois étaient infectés par des maladies", souligne l'agriculteur. Seule consolation : la récolte de colza devrait être correcte.

En tout, plus de 3.000 hectares de terre avaient été inondés dans la région début juin. Selon la chambre d'agriculture régionale, le manque à gagner sera d'au moins 600 millions d'euros pour les 6.000 agriculteurs d’Île-de-France. La Coordination rurale demande au ministère de l'Agriculture un plan d'allègement des charges.