Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Agriculture – Pêche

Un élevage de 40 000 poules fait des vagues à Saint-Morel, dans les Ardennes

lundi 25 juin 2018 à 6:07 Par Philippe Rey-Gorez, France Bleu Champagne-Ardenne

A St-Morel, près de Vouziers, dans les Ardennes, un projet de poulailler est très contesté. Un agriculteur veut implanter une exploitation de 40.000 poules pondeuses au lieu dit Corbon. Deux procédures sont en cours auprès du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne.

A l'entrée de Saint Morel
A l'entrée de Saint Morel © Radio France - Philippe Rey-Gorez

Saint-Morel, France

A Saint-Morel, dans les Ardennes, un projet de poulailler provoque une belle levée de boucliers. La petite commune d'environ 200 habitants, proche de Vouziers, verrait cette exploitation de 40.000 poules pondeuses s’implanter au lieu-dit Corbon. 

Le maire, une partie des habitants et le patron d’une pisciculture toute proche ne veulent pas en entendre parler.   La balle est dans le camp du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne. Deux procédures sont en cours.  

Deux procédures en cours

C'est d'abord le préfet des Ardennes qui a saisi la justice administrative, pour contester le refus du maire de signer le permis de construire. L'audience a eu lieu jeudi 21 juin. Le tribunal rendra sa décision dans une dizaine de jours.  

Sur le papier, le porteur du projet respecte la réglementation en vigueur, mais le maire Thierry Deglaire, ne veut rien savoir : «  le poulailler serait à 350 mètres des habitations, dans les vents dominants. Il y a les nuisances olfactives. Pour les personnes qui habitent là, ça veut dire que leurs habitations vont perdre la moitié de leurs valeur ». 

Le maire Thierry Deglaire, à gauche, et son premier adjoint Francis Bonhomme - Radio France
Le maire Thierry Deglaire, à gauche, et son premier adjoint Francis Bonhomme © Radio France - Philippe Rey-Gorez

"Je vais perdre 50% de croissance, et mon exploitation ne sera plus rentable"  - Julien Saint-Sevin, pisciculteur

L'autre procédure a été lancée par le patron d'une pisciculture toute proche, également auprès du tribunal administratif. La date de l’audience n’est pas encore fixée. L’exploitation de Julien Saint-Sevin sera à 100 mètres du futur poulailler. Il explique que l'agriculteur s'est bien gardé de le signaler dans son projet, alors que  les nuisances vont être importantes : « C’est un gaz ammoniaque qui va se répandre, et j’aspire énormément d’air pour ma pisciculture. Je vais donc rentrer du gaz ammoniaque pour mes poissons, ce qui est très toxique pour eux. L’azote répandu sur le sol va contaminer mon eau de forage". 

Julien Saint-Sevin dans sa pisciculture - Radio France
Julien Saint-Sevin dans sa pisciculture © Radio France - Philippe Rey-Gorez

L'agriculteur à l'origine du projet de poulailler, Sylvain Gouble, n'a pas souhaité répondre à nos questions.