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Agriculture – Pêche

Un tracteur 100% électrique made in Auvergne

mercredi 29 novembre 2017 à 7:09 Par Lauriane Havard, France Bleu Pays d'Auvergne

ALPO, c'est le petit nom de ce tracteur électrique léger et modulable. Lancé il y a presque deux ans, cet engin du futur est prêt à être commercialisé.

Alexandre Prévault est le fondateur du tracteur électrique
Alexandre Prévault est le fondateur du tracteur électrique © Radio France - Lauriane Havard

Gerzat, France

C'est parti d'un constat : le monde agricole manquait d'un outil précis et léger. A 29 ans, Alexandre Prévault, à la fois agriculteur et ingénieur, s'est lancé dans ce projet pour combler un manque. "Aujourd'hui, on a des engins beaucoup trop lourds pour les sols". Pour mener son projet à bien, il a créé son entreprise Sabi Agri.

Pas de volant mais un Joystick

Depuis deux ans, Alexandre Prévault teste son engin sur une parcelle à Gerzat. Quand on observe ce tracteur c'est sa structure qui frappe. Tout est épuré, il n'y a pas de volant, ni de pédales ou de manettes de vitesse. "Pour avancer, on a juste à incliner le joystick" explique le jeune ingénieur. Une fois lancé, l'engin émet un bruit de robot "c'est très léger, on en a pas plein les oreilles comme avec les tracteurs conventionnels".

Il n'y a pas non plus d'odeur d'essence. Les batteries sont intégrées dans le châssis, sur les côtés, et le moteur se trouve dans les roues arrières. "Au total, on a huit heures d'autonomie" indique le papa du tracteur ALPO et pour recharger l'engin il suffit de le brancher pendant deux heures.

Un Joystick pour conduire le tracteur et un écran qui affiche la vitesse et le niveau de batterie - Radio France
Un Joystick pour conduire le tracteur et un écran qui affiche la vitesse et le niveau de batterie © Radio France - Lauriane Havard

Un tracteur respectueux des sols

"On a un engin qui fait 450 kilos contre une tonne et demi pour un tracteur thermique". La différence de poids est flagrante et cela change tout pour travailler la terre. Car avec un tracteur traditionnel, les sols sont tassés à cause de son poids et l'agriculteur est obligé d'aller plus en profondeur pour labourer. "Puisqu'on est léger, on va améliorer notre adhérence au sol et cela permet aussi de ne pas dégrader la structure agro-logique du terrain" indique Alexandre Prévault.

Pour adopter le tracteur ALPO, il faut compter en moyenne 29.000 euros. Mais le prix n'empêche pas le monde agricole d'être intéressé. "On a déjà plusieurs commandes" confie l'ingénieur de 29 ans. Les premières livraisons sont prévues en avril 2018.