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Un maire des Deux-Sèvres paye un agriculteur pour ne plus épandre de pesticides près de l'école

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Poitou, France Bleu

Au sud de Niort, la mairie de Fors a trouvé un accord avec un agriculteur dont certaines parcelles jouxtent l'école communale. En échange d'une prime de 450 euros, le céréalier renonce à pulvériser des produits phytosanitaires dans le but de protéger la santé des écoliers.

La loi impose une distance de 20 mètres pour l'épandage de pesticides à proximité d'une école.
La loi impose une distance de 20 mètres pour l'épandage de pesticides à proximité d'une école. © Maxppp - Salinier Quentin

Après la bataille autour de l'arrêté anti-pesticides pris par le maire de Chizé, les Deux-Sèvres font à nouveau la Une des journaux nationaux sur la question des épandages de pesticides à proximité des écoles. Cette fois-ci, c'est le village de Fors qui a trouvé un terrain d'entente avec Christophe Pasquer, un agriculteur de la commune dont certaines parcelles avoisinaient l'école maternelle et primaire. 

"Ça me gênait de voir ses produits qui étaient passés le long de l'école" - (Alain Canteau, maire de Fors)

"L'agriculteur était lui aussi embêté de pulvériser ces produits-là. Il essayait de le faire le mercredi ou avant le début des classes mais c'était compliqué en fonction de la météo et puis les enfants devaient parfois marcher sur ses récoltes pour aller rechercher leur ballon de football ou de basket", raconte Alain Canteau, le maire de Fors. "L'accord trouvé consiste à ne pas traiter la partie jouxtant l'école sur une distance de 120 sur 30 mètres (soit plus que les 20 mètres imposés par la loi), lui ne passe pas de produit et laisse ses terres en jachères et nous, en échange, nous l'indemnisons pour sa perte d'exploitation".

Une subvention de 450 euros versée au céréalier

Ce premier accord passé entre la mairie et l'agriculteur a cependant été retoqué par la préfecture des Deux-Sèvres au motif qu'une commune "ne peut verser une aide directe", rappelle l'édile de Fors. Pour éviter ce vice de forme juridique et administratif, la municipalité a trouvé la parade. C'est l'association des parents d'élèves de l'école qui indemnisera le céréalier. "La mairie va nous faire une subvention en plus que l'on reversera à l'agriculteur. C'est une petite récompense pour ce céréalier qui cède en fait un bout de son terrain".

"C'est bien pour la santé des enfants et des maîtresses" (Cédric Rabault, APE)

"C'est une vraie satisfaction car nous n'aurons plus de produits phytosanitaires pulvérisés le long de l'école". Cet épandage de pesticides était à l'origine de certains "grincements de dents" mais aujourd'hui "tous les parents sont satisfaits" de cet accord. 

Alain Canteau, le maire de Fors, tient à saluer l'attitude de l'agriculteur qui a "accepté de négocier et de s'asseoir autour de la table". L'élu espère maintenant que son initiative fera des émules dans d'autres villages de France. 

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