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Agriculture – Pêche

Une association berrichonne en lice pour le Prix national de l'agrobiodiversité

mercredi 31 janvier 2018 à 19:02 Par Gaëlle Fontenit, France Bleu Berry

L'Association pour le renouveau de la chèvre cou clair du Berry fait partie des 24 finalistes pour le grand prix national qui récompense chaque année ceux qui s'engagent pour préserver des races en voie de disparition.

Jonathan Crogniez espère relancer la race caprine la Cou-clair du Berry
Jonathan Crogniez espère relancer la race caprine la Cou-clair du Berry © Radio France - Gaëlle Fontenit

Lignac, France

Jonathan Crogniez est un passionné.  Au milieu de sa trentaine de chèvres, il est intarissable quant aux qualités de sa race préférée, la cou-claire du Berry. "Ce sont des chèvres rustiques, _qui passent l'année dehors_. Là, je les rentre pour la mise bas... mais le reste du temps, elles sont à l'air libre. Elles sont très robustes et peuvent peser jusque 70 kilos ! Et elle donne environ 2 litres par jour chacune". Avec ce lait bio, Jonathan, qui travaille seul sur l'exploitation, produit un fromage : le petit brennou. 

La cou-clair du Berry est pourtant en grand danger : on ne compte aujourd'hui en France que 200 animaux, essentiellement autour du Berry et du Massif central. "Elle n'est pas reconnue encore comme race à part entière. Pour cela, il faudrait 400 individus. Cela permettrait plus de brassage génétique. Mais on y travaille" assure Jonathan, par ailleurs président de l'Association pour le renouveau de la chèvre cou-clair du Berry. 

C'est dans cette perspective que l'Association a décidé de concourir au Prix National de l'agrobiodiversité animale. Une façon de médiatiser son combat, mais pas seulement : "Si l'on gagne le chèque, on pourra lancer une pépinière de boucs et une pépinière de chevrettes pour que des jeunes puissent s'installer et avoir des lots de chevrettes à disposition". 

Une reconversion

Il y a deux ans, Jonathan Crogniez, maçon de formation, a décidé de tenter la reconversion vers une voie plus proche de ses valeurs. Un peu aguerri à l'élevage, il reprend une petite exploitation de 15 hectares à Lignac et se lance dans l'élevage caprin.  

"Je travaille seul, tous les jours, de l'élevage, la mise bas, la traite, la production de fromage et la vente, sur les marchés... C'est beaucoup, beaucoup de boulot. Mais ce serait à refaire, je recommence ! " Avec son épouse, Pauline, ils tiennent en plus un gîte en accueil paysan... 

On connaîtra le 28 février, lors du Salon de l'Agriculture, le nom des 3 lauréats du Prix national de l'agrobiodiversité animale. En 2013, le premier prix avait été attribué à une autre espèce emblématique de chez nous : la Poule Noire du Berry.