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Agriculture – Pêche

La présence anormalement élevée de vautours inquiète les éleveurs dans l’arrière-pays héraultais

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Par , France Bleu Hérault, France Bleu

Une vache a été attaquée par une soixantaine de vautours dans le parc régional du Haut Languedoc. Des attaques exceptionnelles d’après l'ONCFS, mais elles seraient plus nombreuses d’après les éleveurs de bovins et d'ovins qui en appellent à l'Etat. "Nos cheptels sont en dangers" disent-ils.

Illustration
Illustration © Maxppp - Bridgena Barnard

Castanet-le-Haut, France

Les éleveurs ovins et bovins du parc régional du Haut Languedoc se disent inquiets d'une présence importante de vautours dans le secteur. Ils demandent une intervention de l'Etat pour la sauvegarde de leurs cheptels. Il y a dix jours, une vache limousine, en bonne santé, a été attaquée par des rapaces à Foumendouyre, sur les hauteurs de Castenet-le-Haut à la limite du Tarn et de l'Aveyron. L’alerte a été donnée par un chasseur. L’animal âgé de six ans, qui allait mettre bas, a été dévoré.

Plus de  60 rapaces en train de manger une vache

Les vautours sont protégés. Les éleveurs se sentent impuissants car ils ne peuvent pas les chasser. Les éleveurs qui ont sorti leurs bêtes dans les pâturages s’inquiètent d'une telle présence. Claude Pistre est le propriétaire de la bête dévorée. Cet éleveur de 66 ans n’a jamais vu autant de rapaces ici depuis qu'il a repris l'élevage paternel avec son frère il y a plus de 50 ans (GAEC Pistre Fréres).

"Je n'en ai jamais vu autant regroupé dans le secteur. Ce n'est pas normal."

"Je pense qu'il y en avait plus de soixante vautours. On ne peut plus laisser nos bêtes dehors en toute tranquillité" dit Claude Pistre

"Tous les cheptels sont menacés. Nous ne pouvons plus laisser nos bêtes seules. De jour comme de nuit."

D'autres éleveurs ont la même inquiétude. C'est le cas de Jérôme Bascoul, éleveur de brebis laitières à Cambon et Salvergues (un élevage de 330 bêtes pour la production de Roquefort). D'après lui, cette attaque ne serait pas unique. Il a dans ses connaissances des éleveurs dont les bêtes malades ont été attaquées elles-aussi. Mais c’est la première fois qu’il y a autant de vautours sur une bête.

Sans doute un problème de vêlage 

Cette présence très inhabituelle de vautours serait liée à de nombreux cadavres de gibiers tués par le loup. Le prédateur a été identifié dans les parages en 2014.  Confirmé après analyses de l’ONCFS, l'office national de la chasse et de la faune sauvage. Les agriculteurs sont convaincus qu'il n'est pas tout seul. Aucune preuve. Mais s’il y a autant de vautours dans le secteur, rajoute Jérôme Bascoul, c’est forcément lié à "un nombre important de cadavres"

Par ailleurs le gibier serait en baisse, des mouflons moins nombreux. Le comportement du chevreuil aurait par ailleurs changé. 

"Nous sommes sur le qui-vive." 

Jérôme Bascoul est persuadé de la présence d'une meute de loups dans le secteur. "Il y en a plus que ce qu'on veut bien nous dire"

Les éleveurs attendent une réaction rapide des autorités 

Le vautour réintroduit en Lozère et dans l’Aveyron est une espèce protégée.  Ce charognard est un fossoyeur de cadavres. L’animal transite entre l’Espagne et le département de l’Hérault au moment des périodes migratoires. D'après l’ONCFS, ce rapace s’attaque essentiellement aux animaux morts, pas aux animaux vivants. C'est très anecdotique, rajoute Vincent Tarbouriech, chef de brigade ONCFS dans l'Hérault.

Claude Pistre a bien prévenu la gendarmerie, qui lui aurait précisé ne pas pouvoir intervenir.  

"J'ai tenté aussi de prévenir la DDTM et l'ONCFS, mais on m'a promené de service en service. On se sent impuissant. On ne nous écoute pas."

Sur internet les vidéos amateurs d'attaques de vaches vivantes ne manquent pas comme celle-ci dans le Béarn. Les attaques similaires sont nombreuses et ne datent pas d'aujourd'hui.

Vache attaquée par les vautours - Aucun(e)
Vache attaquée par les vautours - Claude Pistre
Présente de vautours dans la prairie - Aucun(e)
Présente de vautours dans la prairie - Claude Pistre