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Agriculture – Pêche

Une récolte de pommes catastrophique dans l'Avesnois avec 90% de perte

lundi 9 octobre 2017 à 6:00 Par Rafaela Biry-Vicente, France Bleu Nord

Les arboriculteurs du Nord-Pas-de-Calais terminent leur récolte avec presque un mois d'avance et un constat très difficile : 70% de fruits en moins cette année à cause d'un épisode de gel. Et c'est encore pire dans l'Avesnois.

Christophe Tellier montre ses pommes abimées par le gel
Christophe Tellier montre ses pommes abimées par le gel © Radio France - Rafaela Biry-Vicente

Le Quesnoy, France

Il a suffi d'une petite nuit de gel le 19 avril dernier pour anéantir la production d'une année. Des gelées associées à une floraison hâtive qui n'ont donné aucune chance aux fruits de se développer.

Les 35 arboriculteurs du Nord-Pas-de-Calais déplorent une perte de 70%, et même 90% dans l'Avesnois, à cause de gelées plus importantes (-7°). Toutes les variétés ont été touchées, et celles qui ont survécu sont souvent abîmées par le gel . Elles ne peuvent donc pas être commercialisées à part en jus, regrette Christophe Tellier, producteur au Quesnoy.

Sa production de poire est un peu meilleure (70% de perte), mais la qualité n'est pas là avec des toutes petites poires qui vont elles aussi se transformer en jus.

Les poires ont aussi été abimées par le gel - Radio France
Les poires ont aussi été abimées par le gel © Radio France - Rafaela Biry-Vicente

L'arboriculteur n'avait pas connu une telle récolte depuis 1991, et pour la première fois de sa vie, il a dû se séparer de quatre des 11 CDI, des permanents qui vont en plus multiplier les semaines de chômage partiel. Quand aux saisonniers, ils ne sont que cinq contre 40 en général pour une récolte qui vient de se terminer avec trois semaines d'avance.

Le reportage de Rafaela Biry-Vicente

"Une castastophe", pour Christophe Tellier qui attend avec impatience que l'état reconnaisse la calamité agricole pour obtenir une aide, et des échéances de paiement auprès de la MSA. L'arboriculteur espère que la région mettra aussi la main à la poche pour abonder l'aide de l'Etat comme dans d'autres régions touchées par cette mauvaise récolte.