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Agriculture – Pêche

Une salle de traite défectueuse, un installateur qui se défausse : des éleveurs bovins se battent contre l'adversité

vendredi 3 août 2018 à 5:05 Par Germain Treille, France Bleu Mayenne

C'est une histoire incroyable qui arrive à deux jeunes agriculteurs à Argentré. A cause d'une installation électrique défaillante, ils se mettent quotidiennement en danger dans la salle de traite de leur exploitation. Une situation également périlleuse pour les vaches.

la salle de traite de tous les dangers
la salle de traite de tous les dangers © Radio France

Argentré, France

3 ans. Cela fait 3 ans que ça dure ! En septembre 2015, avec sa compagne Clémence, Alexandre Médot rachète une ferme à Argentré, un élevage laitier : "ça a toujours été mon souhait depuis tout petit. Sur une exploitation où le cédant avait 280.000 litres de lait de quota, j'ai obtenu une autorisation à 450.000. Du coup, chez le notaire, j'ai fait modifier la salle de traite".

illustration - Radio France
illustration © Radio France

On est prisonnier de notre propre ferme", Alexandre Médot, éleveur bovin à Argentré

L'installation, très vite, pose problème. Les vaches sont stressées, refusent d'entrer dans la salle de traite. Jusqu'au jour où un animal est électrocuté. La production, depuis, est en perte de vitesse. A cela s'ajoutent des malfaçons, une fosse de traite qui n'est pas aux normes poursuit le jeune éleveur : "moralement c'est dur. Nous sommes prisonniers de notre ferme. On ne peut pas s'absenter car on n'est pas couvert par la MSA. Nous, on a le droit de se faire tuer dans notre salle de traite. Mais si quelqu'un d'autre est blessé, c'est nous qui allons prendre cher". 

illustration - Radio France
illustration © Radio France

L'installateur, lui, fait le sourd, estime n'être responsable de rien. Les jeunes agriculteurs perdent beaucoup d'argent, les banques sont à l'affût. Soutenu par l'association Solidarité Paysans, le couple peut aussi compter sur l'aide de la famille et des amis qui ont ouvert une cagnotte en ligne sur le site "Le pot commun". 1.000 euros ont déjà été récoltés. 

Ce litige sera tranché par la justice, l'expert doit prochainement remettre ses conclusions.