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Agriculture - Pêche

"On va y laisser des plumes" : des agriculteurs inquiets près de 4 mois après l'incendie de Lignac

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Par , France Bleu Berry

Près de quatre mois après les incendies de Chalais et Lignac qui ont détruit 800 hectares dont 450 de terres agricoles, une douzaine d'agriculteurs ont constitué un collectif. Si la plupart ont déjà touché des indemnisations, les sommes ne seront pas suffisantes.

À Lignac, les champs et certaines haies sont calcinés après le passage du feu le 18 septembre 2019
À Lignac, les champs et certaines haies sont calcinés après le passage du feu le 18 septembre 2019 © Radio France - Jérôme Collin

Lignac, France

"On se souviendra toujours de ce spectacle apocalyptique", débute Francis Berthon. C'est lui qui est devenu président du collectif des agriculteurs sinistrés de Lignac. Une douzaine d'exploitants plus ou moins durement touchés par les incendies de Lignac et Chalais le 18 septembre 2019. 800 hectares de végétation partis en fumée, dont 450 de terres agricoles. Des brebis tuées par les flammes. Et des conséquences aujourd'hui encore. "On a eu une exploitation de l'herbe impossible, on ne peut plus emmener les bêtes dans les pâtures parce qu'il n'y a plus de clôtures, les haies sur les chemins de transhumance sont complètement détruites. C'est un peu la pampa. Les agriculteurs travaillent d'arrache-pied pour essayer de remettre tout ça en état, mais ça ne va pas se faire du jour au lendemain, ça va être très compliqué", précise Francis Berthon, invité de France Bleu Berry, mercredi 8 janvier.

On a une agricultrice qui a perdu 90% de ses terres. Elle n'a plus de stocks de foins.

Des indemnisations qui ne seront pas suffisantes...

Lui-même a perdu 50 hectares de prairie à Lignac. "Il y a une grosse partie des agriculteurs qui ont été indemnisés. Mais les haies qui faisaient office de brise-vent pour la vie des animaux et de clôture avec simplement un fil électrique sont détruites. Il va falloir les remplacer par des clôtures en dur, mais c'est un coût énorme. Il faut compter 3 000 euros par kilomètre", s'inquiète Francis Berthon. 

Les indemnisations ne seront pas à la hauteur des pertes subies. Pendant des années, on va avoir des parcelles où on ne pourra pas emmener des animaux. Au bout du compte, on va y laisser des plumes, c'est inévitable. 

"Les prochains mois vont être compliqués. On a encore du pain sur la planche. Il y a des jours où je suis découragé. Les prairies sont vertes, certes. Mais il n'y a plus de haies. C'est une entrave pour travailler. On est amputé aussi des terres qui ont été incendiées. Les dégâts sont difficilement quantifiables pour l'avenir. On a plein de bouts de fils de fer dans les prairies qui risquent aussi de provoquer des problèmes sanitaires sur les animaux", ajoute Francis Berthon, sur France Bleu Berry.

Avec toujours cette inquiétude, le risque de voir à nouveau de violents incendies dans l'Indre. "Comme on me l'a dit dans les instances départementales, ça risque de se reproduire. Il faudra être très vigilant. Ça se reproduira et pas que dans le Midi", conclut, un peu fataliste, Francis Berthon.

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