Agriculture – Pêche

Vague de froid : les agriculteurs de la région à la peine

Par Hélène Fromenty, France Bleu Nord lundi 23 janvier 2017 à 19:03

Georges-Eric Vermon, maraîcher à Marcq-en-Baroeul, près de Lille, perd environ 30 pourcent de rendement quand il gèle.
Georges-Eric Vermon, maraîcher à Marcq-en-Baroeul, près de Lille, perd environ 30 pourcent de rendement quand il gèle. © Radio France - Hélène Fromenty

Les températures sont encore bien basses dans les Hauts-de-France, particulièrement la nuit. Les gelées compliquent le travail des agriculteurs. Alors ces derniers mois, il a fallu s'organiser pour maximiser les rendements et répondre à la demande.

Avec le froid de ces derniers jours, de nombreuses cultures ont gelé. Dans le Nord, les champs de Georges-Eric Vermon, maraîcher à Marcq-en-Baroeul près de Lille, ne sont pas épargnés : un demi-hectares de poireaux est recouvert de givre.

D'habitude, cet agriculteur récolte plusieurs fois par semaine, avec une machine spéciale. En ce moment, c'est impossible mais heureusement, il avait anticipé.

"La veille d'une période de gel annoncée, on arrache plusieurs semaines de vente. Ça permet de continuer à faire du poireau quotidiennement pendant les gelées." Georges-Eric Vermon, maraîcher.

Rendement réduit

Pour ne rien perdre, l'agriculteur conserve ses légumes à l'abri du gel. Il les stocke dans des chambres ou dans de grands bacs, recouverts de bâches et de paille. Puis, chaque matin, c'est le même rituel : il dégivre sa machine de lavage, avant de tout éplucher...à la main.

"Je ne mets pas de gants car ça abîme les feuilles des poireaux... L'inconvénient, c'est que c'est froid et ça prend plus de temps." Georges-Eric Vermon, maraîcher.

Résultat, l'agriculteur perd environ 30 pourcent de productivité chaque jour : en une heure, il épluche 50 kilos de poireaux, contre 80 à 100 kilos quand il ne gèle pas.

Redoux espéré

Georges-Eric Vermon surveille attentivement la météo. Selon lui, la neige serait "une catastrophe", car elle endommage énormément les plants, et multiplie le travail par la suite. Pour ce week-end, il espère un redoux...mais pas trop chaud tout de même.

"Entre quatre et cinq degrés, c'est l'idéal...Il y a de la consommation, et on peut travailler sans coup de bourre et dans de meilleures conditions." Georges-Eric Vermon, maraîcher.

Pour préparer ses 600 kilos de poireaux hebdomadaires, le maraîcher se couvre bien : polaire, bottes et salopette imperméable...Il compte bientôt investir pour mieux isoler son hangar. Surement l'hiver prochain.