Agriculture – Pêche

Vendanges catastrophiques pour l'appellation Saint-Pourçain dans l'Allier

Par Jean-Pierre Morel, France Bleu Pays d'Auvergne mardi 26 septembre 2017 à 5:00

Les vendanges se terminent pour le Saint-Pourçain
Les vendanges se terminent pour le Saint-Pourçain © Radio France - Jean-Pierre Morel

Les vendanges se terminent dans l'Allier pour l'appellation Saint-Pourçain. Mais après la grêle, et surtout le gel au printemps, les rendements sont beaucoup moins importants que l'an dernier. Les vignerons demandent une année blanche, c'est à dire le report du rembourssement de leurs emprunts.

Dans la parcelle, la machine récolte les raisins. "C'est catastrophique", Corinne Laurent, qui exploite 35 hectares constate les dégâts, "on vient de commencer, mais sur les volumes, c'est pire que le gel de 1991". A Saulcet, Philippe Chérillat n'a jamais vu ça. "Pour moi, c'est une année catastrophique, on ne s'attendait pas à ça, j'avais jamais vu geler depuis que je travaille, il y a 50% de perte". En cause, le gel, qui a décimé le vignoble.

Année blanche

Pour les 80 adhérents de la coopérative, la situation est dramatique. "Je suis obligé de refuser des marchés" abonde Christian Bigot, le directeur de l'Union des vignerons de Saint-Pourçain.

La production arrive pourtant sur les tapis de la coopérative. "Ici, ce sont les cuves, mais la moitié n'ont pas été utilisées" regrette Jean-Marc Josselin, président de l'Union des vignerons de Saint Pourçain. "L'État peut être faire quelque chose car c'est très compliqué pour nous, on demande une année blanche. C'est à dire un report du versement des remboursements d'emprunt".

Les dernières parcelles sont vendangées - Radio France
Les dernières parcelles sont vendangées © Radio France - Jean-Pierre Morel

"Javais des marchés à l'étranger, mais je suis obligé de dire stop", s'inquiète Christian Bigot, directeur de la coopérative, mais les vignerons réclament s'inquiètent, "le nerf de la guerre, c'est d'avoir du vin pour nos clients, satisfaire la demande".

Je suis obligé de refuser des marchés..." - Christian Bigot, directeur de l'Union des Vignerons de Saint-Pourçain

Pour faire face à la situation, les producteurs demandent l'obtention d'une année blanche, c'est à dire le report du remboursement de leurs emprunts. Mais d'autres pistes sont explorées, notamment par les chercheurs de l'Institut national des appellations d'origine, pour tenter de retarder le démarrage de la vigne, et ainsi préserver les raisins du gel.