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Agriculture – Pêche

Vendanges en Gironde : dans le Médoc le château Livran fait le pari de la biodynamie

vendredi 29 septembre 2017 à 4:00 Par Stéphane Hiscock, France Bleu Gironde

Edwige et Olivier Michon ont mis en place une agriculture biodynamique sur déjà un tiers de leur propriété du Médoc. Sans vouloir forcément courir derrière un label, ces propriétaires estiment que le respect de l'environnement est la condition sine qua none de la pérennité de l'activité viticole.

Le château Livran à Saint Germain d'Esteuil
Le château Livran à Saint Germain d'Esteuil © Radio France - Stéphane Hiscock

Saint-Germain-d'Esteuil, France

On voit à peu près le cahier des charges des vins bio mais qu'en est-il pour la biodynamie ? Un point commun entre les deux d'abord : le respect de l'environnement par la suppression des pesticides et des engrais chimiques. Mais la biodynamie pousse la logique un peu plus loin. Ici on va s'en remettre au calendrier lunaire pour travailler ses parcelles et préparer des tisanes à base d'herbes pour soigner certaines maladies de la vigne. Voilà ce que mettent progressivement en place Olivier et Edwige Michon propriétaires du Chateau Livran sur 10 des 30 hectares qu'ils exploitent à Saint Germain d'Esteuil.

Quand vous avez un tel patrimoine naturel, vous avez forcément envie de le préserver

Edwige Michon

Une méthode qui nécessite plus de travail

Qui dit moins de produits chimiques dit aussi, forcément, plus de travail manuel à la vigne. Les adeptes de cette méthode biodynamique doivent porter une attention plus grande à leur vignes. Pour éviter les désherbants ils passent régulièrement avec des engins au milieu des rangs. Il faut aussi préparer les tisanes pour prévenir les maladies. Patrick Turani, le régisseur du château Livran explique que tout cela demande beaucoup d'heures de travail et des ouvriers qualifiés, mais il explique adhérer à fond dans cette façon de travailler : "c'est tout bénéfice, à la fois pour nous qui travaillons à la vigne et pour la plante".

A ce jour la famille Michon n'a pas cherché à obtenir le label "biodynamie". Les viticulteurs préfèrent tester la méthode progressivement avant de la généraliser. En cas de coup dur à la vigne ils ne s'interdisent pas d'utiliser à nouveau la chimie mais ils sont persuadés que la biodynamie est la voie à suivre : "c'est déjà un peu ce que nos grands-parents faisaient à la vigne", rappelle Edwige Michon.