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"On ne veut pas faire la manche, juste vivre de notre travail" : les éleveurs creusois manifestent

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Par , France Bleu Creuse

2.000 éleveurs de tout le Massif central se rassemblent à Clermont-Ferrand jeudi matin pour une grande manifestation à l'appel de la FDSEA et des JA. Ils demandent l'application de la Loi Egalim et protestent contre une réforme de la PAC qui diminuerait leurs aides.

En Creuse, l'élevage est extensif et les vaches sont au pré
En Creuse, l'élevage est extensif et les vaches sont au pré © Radio France

Les éleveurs du Massif central ont l'impression d'être sacrifiés par le gouvernement. Ils vont se réunir à Clermont-Ferrand jeudi matin pour crier leur colère à l'appel de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs. Les syndicats attendent 2.000 personnes et 500 tracteurs qui prendront la route tôt le matin pour converger vers 11h place de Jaude. 150 à 200 Creusois devraient participer selon la FDSEA. Un autre rassemblement est prévu à Lyon.

L'élevage ne s'en remettra pas

Dans leur viseur : la réforme de la politique agricole commune prévue pour 2023. La France envisage de diminuer les aides des éleveurs pour doubler celles des producteurs de protéines végétales. L'idée est que l'on soit moins dépendant du soja importé du Brésil par exemple.  Mais pour les éleveurs, cette réforme c'est la goutte qui fait déborder le vase.

Une baisse de 30 à 50% des aides

D'après la FDSEA, si elle est adoptée les éleveurs pourraient perdre 30 à 50% de ce qu'on appelle les aides couplées. Ce serait une catastrophe parce qu'aujourd'hui ces subventions représentent deux tiers de leurs revenus selon Emmanuelle Poirier. Elle élève 90 vaches en bio à Saint-Priest-la-Feuille et va manifester à Clermont : "Malheureusement, la loi Egalim n'est pas appliquée. On ne vend pas nos animaux au coût de production. Si en plus on nous enlève 30 à 50% de nos subventions, c'est la fin, l'élevage ne s'en remettra pas. On a l'impression qu'on demande la lune, mais on ne veut pas faire la manche, on veut juste vivre de notre travail !"

C'est plus possible, on se lève pour aller travailler pour rien

Pour cette agricultrice, il n'y a que deux solutions : soit on ne touche pas aux subventions européennes, soit on améliore le revenu des éleveurs en appliquant la loi Egalim. Elle a été votée il y a trois ans mais rien n'a changé, regrette Sebastien Dumignard, éleveur à Azérables : "Le problème c'est qu'on ne décide pas du prix de vente de notre matière. Demain, si vous allez acheter une cuisine, le marchand va vous dire "c'est tel prix". Là, c'est l'inverse, c'est comme si j'allais acheter la cuisine et que je disais au gars "je vais t'en donner 500 euros" alors qu'elle vaut 10.000. C'est plus possible, on se lève pour aller travailler pour rien."

S'il faut monter à Paris foutre le bordel, on est chauds

Les éleveurs espèrent obtenir un rendez-vous avec le ministre de l'Agriculture pour discuter de cette future PAC. "S'il faut monter à Paris foutre le bordel, on est chauds, on ne va pas se laisser mourir sans rien faire", avertit Christian Arvis, président de la FDSEA en Creuse.

La France doit rendre sa copie à la Commission européenne en juin et la nouvelle PAC entrera en vigueur en 2023. En soutien à la manifestation, les acteurs du monde agricole sont appelés à baisser leur rideau. La chambre d'agriculture de la Creuse, par exemple, reste fermée jeudi.

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