Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Agriculture – Pêche

VIDEO - La présidente de la FNSEA Christiane Lambert veut plus de bio 100% français

-
Par , France Bleu Occitanie

Invitée de France Bleu Occitanie, la patronne de la FNSEA plaide pour un meilleur revenu des agriculteurs face à la grande distribution, le soutien aux produits bios français. Elle ne décolère pas contre l’appel de personnalités à ne plus manger de viande.

Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA en campagne pour les élections aux chambres d'agriculture
Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA en campagne pour les élections aux chambres d'agriculture © Maxppp - @JOSSELIN CLAIR

Toulouse, France

La campagne bat son plein dans les campagnes en vue des élections aux chambres d'agriculture du 16 au 31 janvier. Invitée de France Bleu Occitanie, Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA répond à nos questions sur les enjeux de l’agriculture.

Vous avez entamé un marathon dans 26 départements pour faire campagne. Vous étiez hier dans le Gers, aujourd'hui dans les Pyrénées-Atlantiques. L'enjeu est grand pour le premier syndicat agricole français ?

L’enjeu est grand pour la représentation des agriculteurs. Dans notre pays en ce moment, on voit bien la crise des corps intermédiaires, on voit surtout la crise du gouvernement qui a ignoré les corps intermédiaires. Il a voulu passer outre et ne pas écouter. C’est très important d’avoir des portes paroles et des présidents de syndicats agricoles. Nous allons porter un projet pour l’agriculture française que le gouvernement tarde à écouter.

Qu'est-ce que vous disent les agriculteurs que vous rencontrez. La loi alimentation doit théoriquement défendre leurs marges face à la grande distribution. Est ce qu'ils arrivent à s'en sortir aujourd'hui ?

La loi a été un très gros travail sur l’année 2018. Elle a été votée à la fin 2018, elle entre en vigueur pour les négociations qui s’engagent actuellement. Des outils ont été créés pour rééquilibrer les forces entre les acteurs de la chaine alimentaire. Les producteurs que nous sommes, les industriels qui transforment nos produits et les distributeurs. Tout était très déséquilibré et c’est vrai que les revenus des agriculteurs étaient à la peine. Dans les négociations désormais, il doit y avoir plus de rigueur et d’équilibre, mais il faudra toujours de la vigilance. La loi vient d’être votée, quand les outils seront opérationnels à partir du 1er Février, ça ne se fera pas en claquant des doigts, mais la voix des producteurs sera très écoutée.

Les consommateurs veulent plus de produits bio, cultivés en local , est ce que le virage est vraiment pris ?

Oui , parce qu’il y a une augmentation très importante de la production en biologique en France. La demande augmente, elle est pour l’instant fournie à 80% par des produits français. Il faut absolument réussir à saturer le marché français avec de la production française. Eviter d’importer des produits bio venant d’ailleurs, sinon ce ne serait pas très bon en bilan carbone. Mais là où l’Etat pêche, c’est qu’il est très en retard pour payer les aides à la conversion aux agriculteurs qui sont en agriculture biologique. Je lance un appel aux consommateurs. Il faut qu’ils consomment prioritairement des produits bio français et qu’ils acceptent de mettre un prix rémunérateur pour les producteurs. On a vu des promotions sur le lait bio à 86 centimes ou à 76 centimes le litre, moins cher que le lait classique, ça n’est pas normal non plus. On voit bien que même sur les produits bio, il faudra tenir en respect les acteurs de la grande-distribution.

Cet appel de personnalités pour arrêter de manger de la viande, le bétail ça n'est pas bon pour la planète. Vous en pensez quoi ?

Il y a dans ce groupe des 500 , des scientifiques que je respecte, et puis il y a des personnalités qui sont venus gonfler les troupes, qui ne connaissent pas grand-chose à la planète, à la réalité de la production de viande et de son bilan carbone, et qui vous disent « on devrait manger ci, on devrait manger ça .» Connaissez-vous le chiffre de consommation actuelle de viande en France ? Nous sommes à 370 grammes par semaine, bien en dessous de la prescription de l’Organisation mondiale de la santé. Les argentins en mangent 800 grammes, les américains en mangent 1 kilo. Les français sont donc raisonnables. Ce qui est agaçant, c’est que des gens qui font deux, trois fois par an Paris/New York en avion ou vers d’autres destinations pour aller chercher leur récompense cinématographique se permettent de vous dire mangez ceci ou mangez cela. Les français ont le droit de manger ce qu’ils veulent. Je suis sur les ronds-points avec les gilets jaunes en ce moment, ils ont plutôt envie de manger de la viande de temps en temps et un peu plus souvent qu’ils peuvent le faire. Pour autant, nous travaillons à réduire le bilan carbone de l’élevage. Toutes les prairies qu’il y a dans votre région notamment, que seraient-elles sans les vaches, sans les ovins, sans les ruminants ?

Choix de la station

France Bleu