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Agriculture – Pêche

Vins de Bordeaux : le millésime 2018 pour repartir de l'avant

mardi 12 mars 2019 à 15:03 Par Yves Maugue, France Bleu Gironde et France Bleu

Les ventes de Bordeaux se sont maintenues l'an passé malgré une récolte 2017 qui avait été la plus faible depuis 25 ans. L'année à venir se présente mieux.

Bernard Farges (à g.) et Allan Sichel ont présenté les chiffres du vignoble bordelais.
Bernard Farges (à g.) et Allan Sichel ont présenté les chiffres du vignoble bordelais. © Radio France - Yves Maugue

Bordeaux, France

Le plus dur est passé : c’est le message du CIVB, le Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux, qui a présenté ce mardi à Paris les chiffres de l’année 2018. La récolte 2017 avait été marquée par le gel et elle était la plus faible en volume depuis 25 ans (1991). Les ventes de vin de Bordeaux ont donc baissé l’an dernier de 3% en volume, enregistrant une légère hausse en valeur de 4%. La filière a plutôt limité la casse en puisant dans les stocks. Et l’année à venir s’annonce bien meilleure avec un millésime 2018 dans la moyenne en volume malgré l'épisode de grêle et le mildiou, et excellent en qualité.

Le défi chinois

A l’export, c’est en Chine, le premier client des vins de Bordeaux, que la situation a été la plus compliquée avec une baisse de 31% en volume et de 22% en valeur. Ce n’est pas dû qu’à la faible récolte 2017. "Il y a eu une forte baisse des importations de vin par la Chine, explique le président du CIVB Allan Sichel. Nous sommes impactés comme les autres. Nous sommes aussi concurrencés par les vins chiliens et australiens qui bénéficient des accords de libre-échange et ne paient pas de taxes. Il y a aussi un ralentissement économique en Chine qui nous pénalise. 2018 est un très joli millésime en termes de qualité. En volume, on revient dans des moyennes décennales. C'est rassurant pour la commercialisation. Le nouveau millésime devrait redynamiser nos ventes à l'export mais aussi en France"

Avec 58 millions de bouteilles vendues, la Chine reste le premier client des vins de Bordeaux en volume devant les Etats-Unis (26 millions), la Belgique et le Royaume-Uni (24 millions), l'Allemagne (20 millions), le Japon (11 millions) et Hong-Kong (10 millions).

En valeur, Hong-Kong est en tête (337 millions d'euros) devant la Chine (311 millions), les Etats-Unis (279 millions) et le Royaume-Uni (225 millions).

Le marché français en recul

Allan Sichel insiste, il va falloir relancer le marché français qui a souffert du manque de produits. En France, la baisse a été de 12% en volume et de 7% en chiffre d’affaires. Bordeaux conserve tout de même 4 des 5 appellations les plus vendues en grande distribution (dans l'ordre Bordeaux, Côtes-du-Rhône, Côtes de Bordeaux, Bordeaux Supérieur et Médoc). Avec une offre plus importante cette année, Bordeaux devrait regagner des parts de marché. Mais le CIVB compte aussi sur un travail d'image et des opérations auprès des restaurateurs. "La restauration est un élément important, estime Bernard Farges, le vice-président du CIVB. Nous investissons à Paris mais aussi à Bordeaux. Nous dénonçons le fait qu'à Bordeaux, il n'est pas normal qu'il n'y ait pas une majorité de vins de Bordeaux sur les cartes des restaurants. Il y a une espèce de mode visant à proposer des vins d'ailleurs. Mais les touristes qui sont désormais 7 millions chaque année attendent de pouvoir boire des vins de Bordeaux à Bordeaux"

Bientôt la fin des pesticides les plus dangereux

Le vignoble bordelais veut également améliorer son image en termes d’environnement. Le CIVB annonce la fin de l’utilisation des pesticides les plus dangereux d’ici un an ou deux. Selon l’inter-profession, 60% du vignoble est déjà certifié par une démarche environnementale. Et les CMR, les pesticides les plus dangereux constitueraient désormais moins de 10% des produits utilisés. "Il y a une prise de conscience des viticulteurs, explique Bernard Farges, le vice-président du CIVB. Beaucoup de viticulteurs sont dans cette logique. Ils sont au contact des consommateurs. Nous avons intérêt à vendre des produits en lien avec les attentes des consommateurs. C'est pour cela que le changement est rapide".

Bernard Farges et Allan Sichel en conférence de presse à Paris. - Radio France
Bernard Farges et Allan Sichel en conférence de presse à Paris. © Radio France - Yves Maugue