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Agriculture – Pêche

Vins de l'Isère : une production en baisse de 20% à cause des aléas météo

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Par , France Bleu Isère

Le gel, puis les orages, la grêle, la sécheresse et la canicule ont mené la vie dure aux vignerons isérois cette année. A l'heure des vendanges, ils estiment leur perte de récolte à environ 20% par rapport à une année moyenne, sur l'ensemble du territoire de l'Isère.

De la Verdesse, un cépage blanc, dans le Grésivaudan au domaine des Rutissons.
De la Verdesse, un cépage blanc, dans le Grésivaudan au domaine des Rutissons. © Radio France - Elisa Montagnat

Isère, France

Les vendanges débutent en Isère, et le bilan de cette saison 2019 n'est pas bon : les vignerons déplorent une perte de récolte d'environ 20% sur l'ensemble du département de l'Isère, par rapport à une année moyenne. La faute aux aléas climatiques que l'on a connu cette année, mais les situations sont très différentes selon les secteurs : dans le Grésivaudan par exemple c'est aux alentours de 10% de perte, alors que dans le Trièves on arrive à 30% en moyenne.

Sur les grappes, les petites tâches violettes sont des impacts de grêle. - Radio France
Sur les grappes, les petites tâches violettes sont des impacts de grêle. © Radio France - Elisa Montagnat

En Isère, la filière viticole se découpe en quatre grands secteurs. La vallée du Grésivaudan, qui a été impactée un peu par le gel et surtout par la grêle du début du mois de juillet, "mais on a encore espoir de quelques jours de pluie qui puissent arriver avant les vendanges pour faire grossir les baies et réduire l'impact des incidences météorologiques" précise Wilfried Debroize, vigneron au Touvet et président du syndicat des vins de l'Isère. Dans l'autre grand secteur viticole en Isère, les Balmes Dauphinoises, les vignes ont principalement été impactées par la sécheresse : "Ils ont débuté les vendanges au début du mois, et se retrouvent avec un manque cruel de volume, dû aux petites baies qui n'ont pas gonflé."

Wilfried Debroize, vigneron au Touvet et président du Syndicat des Vins de l'Isère, dans ses vignes. - Radio France
Wilfried Debroize, vigneron au Touvet et président du Syndicat des Vins de l'Isère, dans ses vignes. © Radio France - Elisa Montagnat

Le secteur du Trièves lui, a été impacté par le gel, à Roissard notamment, et par la grêle. "Ça représente 30% de perte, c'est difficile pour eux ! Surtout que 60% des vignerons de l'Isère sont en bio, donc c'est encore plus problématique et compliqué pour nous." Reste le secteur Voironnais/Royannais, impacté par la grêle et le gel également. Parallèlement, cette météo a amené plus de maladies et de champignons dans les vignes. "Mais dans l'ensemble, on a été relativement épargnés en Isère par rapport à nos collègues de Savoie." relativise le président du syndicat.

Le dérèglement climatique change notre façon de travailler

Selon Wilfried Debroize "Les conséquences du dérèglement climatique auront forcément un impact sur l'agriculture en général. Il faudra s'adapter différemment maintenant. Aujourd'hui ça a un impact sur la vendange, déjà parce qu'il a manqué fortement d'eau. Le dérèglement climatique change notre façon de travailler, et ça a forcément un coût, avec des moyens humains et financier pour parer aux intempéries."

Les traces de la grêle du mois de juillet sont encore visibles. - Radio France
Les traces de la grêle du mois de juillet sont encore visibles. © Radio France - Elisa Montagnat

Pour Eric Esnault, gérant de la cave Le vin des Alpes à Grenoble, cette saison n'est pas si catastrophique. Selon lui, il y aura moins en quantité certes, mais il y aura sûrement plus de qualité dans les vins isérois : "On a une situation très hétérogène : d'un rang à l'autre de vigne, et même dans une même grappe, les conditions font que l'on peut avoir des raisins qui sont mûrs et d'autres non... Donc je pense qu'on va avoir de belles matières de raisins et de vins, parce qu'on a un rapport jus/peau qui est un peu en défaveur des jus, donc on va avoir des apports de matières d'Anthocyane et de toutes les matières qui viennent de la peau, et plus que simplement des sucres et de l'eau dans le fruit. Cette année particulièrement, les choix du vignerons dans l'accompagnement de la vigne, le temps de macération et la date de vendange vont beaucoup influencer la qualité du raisin."

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