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Virus de la tomate : avis partagés chez les producteurs de Touraine

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Par , France Bleu Touraine, France Bleu

Alors que le premier cas de virus de la tomate en France a été confirmé lundi, les producteurs de Touraine sont forcément inquiets pour leur production, menacées d'être intégralement détruites. Une nervosité qui diffère selon la taille des exploitations.

Jérôme Tarnier, maraîcher à Beaulieu-lès-Loches cultive ses tomates en terre
Jérôme Tarnier, maraîcher à Beaulieu-lès-Loches cultive ses tomates en terre © Radio France - Raphaël Delvolvé

Lundi soir, le Ministère de l'agriculture a confirmé le premier cas de virus de la tomate en France.  Un cas signalé dans une ferme du Finistère et qui suscite forcément des craintes chez les producteurs d'Indre-et-Loire du légume le plus consommé dans l'Hexagone avec 14 kilos par an et par foyer.  "On est très nerveux", dit Pascal Delahaye, dirigeant du Jardin de Rabelais, à Avoine, où 4.500 tonnes sont produites hors-sol et sous serre chaque année.  

Si on détecte le virus, on est obligé de fermer la boutique - Pascal Delahaye, gros producteur de tomate en Touraine

Si le risque sanitaire pour l'homme est totalement écarté, le risque économique, lui, n'est pas négligeable. Car si un ou plusieurs cas sont détectés dans une exploitation de production intensive type "Le Jardin de Rabelais", la ou les serres touchées seraient contraintes d'être mises en quarantaine. "Ça poserait des problèmes financiers mais aussi pour l'emploi", ajoute Pascal Delahaye. "On emploie 300 personnes sur le secteur", précise t-il.  Pour le moment, Pascal Delahaye n'a détecté aucun plant suspect et refuse aussi de tomber dans la psychose. "On a raison d'être inquiets mais il ne faut pas tomber dans la paranoïa", tempère-t il. 

Moins de craintes chez les petits producteurs de Touraine

A 70 kilomètres de là, à Beaulieu-lès-Loches, Jérôme Tarnier et sa petite production (près de 25 tonnes de tomates par an) ne montre qu'un "soupçon" d'inquiétude. Il se rassure avec sa méthode de culture du légume "à l'ancienne." _"Notre atout, c'est qu'on plante en pleine terre"__,explique Jérôme. "On est isolé et on se sent loin de tout ça [...] des grosses zones de production"_ affirme-t il, serein.

Les problèmes de virus ont généralement été liés à de la culture intensive - Nicolas Toutain, chef-jardinier au château de la Bourdaisière

Un risque moindre chez des maraîchers plus traditionnels? C'est en tout cas l'avis d'un membre du "temple" de la tomate française, le conservatoire nationale de la tomate, situé dans le domaine du château de la Bourdaisière, à Montlouis-sur-Loire. Nicolas Toutain y est chef-jardinier. Si l'on parle souvent de la médiocrité du goût des tomates issues de ces cultures, Nicolas Toutain pointe aussi du doigt les conditions de production. Selon lui, elles engendrent "une surpopulation" sous les serres de culture hors-sol et favorisent les maladies. Par le passé, "les problèmes de virus ont généralement été liés à de la culture intensive."  Pour le moment, les origines de ce premier cas en France, n'ont pas été déterminées. 

Nicolas Toutain, chef-jardinier au château de la Bourdaisière - Radio France
Nicolas Toutain, chef-jardinier au château de la Bourdaisière © Radio France - Raphaël Delvolvé
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