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Agriculture – Pêche

Moisson d'orge d'hiver en Côte-d'Or : les rendements dans une bonne moyenne

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Par , France Bleu Bourgogne

Le ballet des moissonneuses a commencé dans la campagne côte-d'orienne. On récolte l'orge d'hiver qui avait été semé à l'automne l'an dernier. Rendements et qualité devraient être au rendez-vous pour l’orge brassicole qui sera transformé en malt, avant d’entrer dans la composition de la bière.

La moissonneuse-batteuse avance sous un soleil de plomb, mais son conducteur est à l'abri sans sa cabine climatisée
La moissonneuse-batteuse avance sous un soleil de plomb, mais son conducteur est à l'abri sans sa cabine climatisée - Louis-Adrien Dubief

Losne, France

Sous un soleil de plomb, une énorme moissonneuse-batteuse verte progresse lentement dans un champ à la belle couleur dorée. Ici, c’est de l’orge que Philippe Dubief récolte. Avec son épouse, cet agriculteur exploite dans la plaine de Saône, à Losne, 430 hectares cultivés en maïs, blé, colza, soja et orge. Cet agriculteur est aussi le président de Passion Céréales, association interprofessionnelle céréalière.

La technologie contre le gaspillage

Assis aux commandes de la moissonneuse-batteuse, dans sa cabine climatisée, il n’a pas à s’occuper du volant. La machine se dirige toute seule. Autoguidée par GPS, elle réalise des coupes de plus de 10 mètres de largeur, rigoureusement parallèles, d’une précision impressionnante. 

Mais avant de mettre en route la moissonneuse, il a fallu procéder à des réglages précis, en prenant en compte tous les paramètres, soigneusement consignés sur l’ordinateur de bord. Le tout étant de limiter au maximum les pertes de grains : «  on parle de gaspillage alimentaire. Le premier gaspillage qu’on doit éviter, c’est celui du champ. Et en tout cas, tout cela aujourd’hui nous permet d’avoir quelque chose de véritablement optimum ».

Il n'est pas nécessaire de tenir le volant, la machine dispose d'un autoguidage. Les paramètres sont consignés dans l'ordinateur de bord. - Radio France
Il n'est pas nécessaire de tenir le volant, la machine dispose d'un autoguidage. Les paramètres sont consignés dans l'ordinateur de bord. © Radio France - Jacky Page

Un hectare d'orge pour produire 140.000 verres de bière

La machine laisse dans son sillage de la paille broyée, qui servira d’engrais naturel. Dans un autre champ, elle a été laissée sous forme d’andains, destinés à être pressés pour être utilisés par les éleveurs. Une grande benne attelée à un tracteur vient flanquer la moissonneuse-batteuse, qui tout en poursuivant sa route y déverse les grains qu’elle vient de récolter. Cette année, les rendements sont dans une bonne moyenne, avec une bonne qualité.

Cette orge d’hiver passera par la coopérative avant d’être vendue à un malteur. La France est l’un des premiers producteurs de malt au monde, le malt entrant dans la composition de la bière. Un hectare d’orge brassicole permet de produire 140.000 verres de 25 cl de bière. Philippe Dubief fait un rapide calcul : «ce champ fait 8 hectares. Donc il y a un peu plus d’un million de verres de bière. Autant bien les faire».

Philippe Dubief et son fils Louis-Adrien, venu prêter main forte pour les moissons - Radio France
Philippe Dubief et son fils Louis-Adrien, venu prêter main forte pour les moissons © Radio France - Jacky Page

Le dérèglement climatique provoque des récoltes plus précoces

La céréale a été semée dans les premiers jours d’octobre. «Il a fallu 9 mois, comme pour la conception d’un enfant», fait remarquer l’agriculteur quinquagénaire, qui remarque toutefois qu’il faut récolter de plus en plus tôt, un effet dit-il du dérèglement climatique : « quand j’étais jeune, on ne récoltait pratiquement jamais au mois de juin. _Maintenant, on récolte pratiquement toujours les orges d’hiver en juin_. Il n’y a pas de climato-sceptiques chez les agriculteurs, parce que véritablement on le voit ». 

Mais le machinisme agricole ne contribue-t-il pas à ce réchauffement climatique, sachant que la moissonneuse-batteuse par exemple consomme 80 litres de carburant à l’heure ? Par rapport à cela, Philippe Dubief est serein et précise qu’un hectare de céréales capte 4 à 6 fois plus de CO2 qu'il n'en a été émis pour le cultiver.