Santé – Sciences

Les champions du monde jouent à Dijon pour la recherche sur Alzheimer

Par Christophe Tourné et Edouard Marguier, France Bleu Bourgogne dimanche 6 septembre 2015 à 10:02

L'équipe de France de football en 2010.
L'équipe de France de football en 2010. © Maxppp

Le match des légendes s'est déroulé samedi au stade Gaston Gérard de Dijon. L'équipe de France 98 a affronté une équipe d'anciens lyonnais pour financer la recherche sur la maladie d'Alzheimer.

Les revoir nous rappelle de bons souvenirs. Ceux de la Coupe du monde de 98, de l'Euro 2000.  Lilian Thuram, Laurent Blanc ou encore Christophe Dugarry  ont fait sensation sur la pelouse du stade Gaston-Gérard de Dijon (Côte-d'Or) ce samedi. Une brochette de star! L'équipe de France 98 a joué contre d'anciens Lyonnais. Ils ont changé, certes, "certains ont pris du poid" a lancé l'ancien attaquant des Bleus Christophe Dugarry, mais ils ont attiré du monde. 

 

Les champions du monde ont perdu 2 buts à 1 contre les Lyonnais . Pierre-Alain Frau et Sony Anderson ont marqué pour l'OL. Christophe Cocard pour les Bleus. Les champions du monde n'ont pas marqué. Mais finalement, le score du match est anecdotique. On retiendra le nombre de spectateurs.

 A 10€ le prix d'entrée, l'association Dijon-Alzheimer, qui a organisé l'événement, a récolté quelques milliers d'euros. C'est utile.

Pas encore de médicament miracle

Pour l'instant, on est encore loin d'un médicament miracle , mais grâce à ces recherches, nous guérirons de cette maladie ou nous pourrons nous en prémunir. C'est ainsi qu'un programme international mobilise -outre Dijon- l'ensemble des Centres Mémoires Ressources et Recherches Français, en étroit lien avec l'industrie pharmaceutique .

docteur Olivier Rouaud, président de Dijon-Alzheimer.

Dix patients en test à Dijon

Actuellement 10 patients bourguignons participent à ces tests qui durent deux ans. Ce sont des personnes qui en sont à un stade débutant de la maladie. Les lésions entraînées par la maladie se développent entre 55 et 65 ans.Les symptômes -eux- apparaissent plus tardivement. Tout l'enjeu des chercheurs réside dans l'identification précoce de ces lésions pour diminuer l'intensité des symptômes et ménager une qualité de vie optimale au malade. Les américains tablent sur la commercialisation d'un vaccin d'ici 2025.