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Climat – Environnement

Deux-Sèvres : 1.500 manifestants contre le projet de bassines dans le Marais poitevin

dimanche 4 mars 2018 à 20:23 Par Magali Fichter, France Bleu Poitou

Ce dimanche, dans les Deux-Sèvres, les anti et les pro-bassines avaient donné rendez-vous à leurs soutiens. Les opposants au projet ont rassemblé 1.500 manifestants à Mauzé-sur-le-Mignon. Environ 150 personnes se sont retrouvées à Prahecq, à l'invitation de la Coopérative de l'eau.

1.500 opposants au projet de bassines à la "Marche des pigouilles"
1.500 opposants au projet de bassines à la "Marche des pigouilles" © Radio France - Magali Fichter

Dans les Deux-Sèvres, ce week-end, les opposants et les soutiens du projet de création de 19 réserves de substitution sur le bassin de la Sèvre Niortaise avaient organisé, chacun de leur côté, deux mobilisations. Les "anti-bassines" ont organisé une "Marche des pigouilles", ces bâtons traditionnels du Marais Poitevin, au départ de Mauzé-sur-le-Mignon. Ils étaient 1.500, une mobilisation comparable au 11 novembre dernier. Les "pro-bassines", quant à eux, étaient environ 150 à leur "Apér'eau" organisé par la Coopérative de l'eau des Deux-Sèvres autour d'un bassin existant à Prahecq. 

Le projet de bassines, une "fuite en avant totalement aberrante" pour Yannick Jadot

A Mauzé-sur-le-Mignon, les anti-bassines ont pu compter sur le soutien de la députée Delphine Batho, la réalisatrice Marie-Monique Robin, ou encore l'eurodéputé Yannick Jadot, pigouille à la main : "Les politiques publiques qui financent la destruction de l'environnement, ça suffit (...) la folie de ce projet de bassines, c'est de financer une fuite en avant, totalement aberrante, puisqu'on sait bien que ce ne sont pas des retenues, mais des captages de nappes phréatiques, tout cela au détriment du territoire. (...) Ce sont quelques irrigants qui prennent en otage tout le reste." 

Yannick Jadot et sa "pigouille" - Radio France
Yannick Jadot et sa "pigouille" © Radio France - Magali Fichter

Pour Phil, membre du collectif Bassines non merci, ces bassines sont le symbole d'une agriculture à deux vitesses : "Les bassines ne sont pas faites pour les agriculteurs qui ont besoin d'être aidés. Au contraire, cela va permettre à celui qui a déjà la moitié du village de racheter les autres plus petits, qui vont "mourir de soif"."

Ils ont déjà la terre, toutes les subventions, et ils veulent l'eau en plus ?" - Phil, membre du collectif Bassines non merci

Du côté des défenseurs du projet, le rendez-vous était donné à Prahecq, au bord d'une réserve de substitution déjà existante : "Elle permet de stocker de l'eau en hiver, qui est pompée quand la rivière et la nappe sont à un niveau assez important, et cette eau sera réutilisée l'été prochain", explique le président de la chambre d'agriculture, Jean-Marc Renaudeau. 

Le président de la Coopérative de l'eau, Pierre Trouvat, et celui de la Chambre d'agriculture des Deux-Sèvres, Jean-Marc Renaudeau, devant le bassin de substitution - Radio France
Le président de la Coopérative de l'eau, Pierre Trouvat, et celui de la Chambre d'agriculture des Deux-Sèvres, Jean-Marc Renaudeau, devant le bassin de substitution © Radio France - Magali Fichter

Une "assurance" pour les agriculteurs présents

Parmi les 150 personnes présentes, des agriculteurs comme Jacky Fallourd, exploitant de vaches laitières, qui voit ces futures bassines comme une "assurance" : "Si j'ai de l'eau, j'ai des aliments de bonne qualité pour mes animaux. On ne peut pas dire qu'on manque d'eau l'été, et ne rien faire l'hiver en regardant l'eau s'en aller à la mer."

La Coopérative de l'eau, porteuse du projet, attend désormais la décision de la Région sur le financement, et tente de convaincre les cinq maires (sur 19) qui ont refusé de signer le permis d'aménager. De leur côté, les anti-bassines appellent à une mobilisation le 18 mars à Poitiers.