Climat – Environnement

2016 : année catastrophique pour le miel en Franche-Comté

Par Soline Demestre, France Bleu Belfort-Montbéliard dimanche 7 août 2016 à 16:58

La récolte de Serge Anthonioz Blanc à Echavanne n'a jamais été aussi maigre
La récolte de Serge Anthonioz Blanc à Echavanne n'a jamais été aussi maigre © Radio France - Soline Demestre

C'est une tendance nationale, la Franche-Comté n'y échappe pas. La récolte de miel s'annonce catastrophique cette année. Exemple à Echavanne, au Rucher des Grands Champs, où Serge Anthonioz Blanc a 25 ruches.

En plus de 10 ans de production, Serge Anthonioz Blanc n'avait jamais vu ça : "A cette période de l'année je devrais être à une production de 300 à 350 kilos et là  j'en ai à peine récolté 150. " La faute à la météo.

On s'attendait à une très bonne récolte

Et pourtant, tout s'annonçait très bien il y a quelques mois : " Il a fait beau au printemps, on a eu une sortie d'hiver douce. On a visité nos ruches très tôt, la première semaine d'avril. Les abeilles étaient en population suffisante pour faire des récoltes. Trois jours après, on a mis les hausses, le magasin à miel. Les butineuses ont ramassé beaucoup de nectar. Elles avaient rempli les hausses. On était à la limite d'en mettre une deuxième. Tous les apiculteurs étaient contents, on espérait une bonne production."

Mais tout ne s'est pas passé comme prévu : "La météo a complètement changé, poursuit Serge Anthonioz Blanc. La pluie est arrivée et elle a duré. Les abeilles n'étant plus occupées à l'extérieur, elles se sont occupées à l'intérieur à faire de l'élevage et elles ont consommé tout le miel qu'elles avaient ramassé."

Quand on aura tout vendu, il faudra attendre l'année prochaine

Serge Anthonioz Blanc a malgré tout réussi à produire un peu grâce à la transhumance. Il déplace ses ruches dans d'autres zones de floraison. Mais ce n'est pas le cas de tous les apiculteurs : "J'ai des clients qui me téléphonent pour savoir si j'ai du miel parce que les apiculteurs chez qui ils vont d'habitude n'ont pas fait de récolte. On va vendre ce qu'on a récolté mais quand on aura tout vendu, il faudra attendre l'année prochaine."

L'apiculteur d'Echavanne continue à scruter la météo. Il espère un beau mois d'août, ce qui lui permettrait sauver la production avec le miel de sapin, issue d'une substance sucrée sécrétée par les pucerons. Mais pour cela il lui faudra 10 jours de beau temps consécutif.

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