Climat – Environnement

Quatre nouvelles destructions de restaurants de plage à Golfe-Juan

Par Laurent Vareille, France Bleu Azur jeudi 5 octobre 2017 à 17:54

La plage Tetou l'une des plus ancienne de Golfe-Juan menacée de destruction
La plage Tetou l'une des plus ancienne de Golfe-Juan menacée de destruction © Radio France - Laurent Vareille

Quatre nouvelles destructions de restaurants de plages viennent d'être ordonnées par le tribunal administratif. Les plagistes refusent le jugement et veulent faire appel.

C'est un nouveau bras de fer entre des plagistes azuréen et l'Etat avec en toile de fond le fameux décret plage de 2006 qui vient de connaître une étape importante. Cette fois-ci cela concerne quatre établissements se trouvant à Golfe-Juan; sur le bord de mer en allant vers Cannes. Le tribunal administratif a donné raison au préfet et exige par son jugement la destruction de ces quatre restaurants de plages construits sur le domaine public.

L'un d'eux, le "Pascalin" a décidé de se conformer à ce jugement et espère, un jour, renaître sous une autre forme. Les trois autres (Le Tetou, le Nounou et Vallauris-Plage) ont décidé de se battre bien décidés à faire valoir certains arguments comme leur longévité. Le Tétou est centenaire. Par l'entremise de leur avocat, Maître François Stifani, ils vont faire appel et espèrent que la préfecture sera indulgente pendant cette procédure.

"Ils auront trois mois pour être détruits"

L'Etat, par l'intermédiaire, du Directeur départemental des territoires et de la mer ne l'entend de cette oreille: "Ils auront trois mois à partir de la notification, pour demander un permis de démolir et pour détruire leur établissement" explique Serge Castel, le DDTM. Si au début 2018 rien n'a été fait, nous rentreront en action."

Il y aura des restaurants de plages mais conforme au décret

En revanche, la préfecture ne dit pas qu'il n'y aura plus de restaurant de plage dans cette zone mais qu'ils devront, comme à Nice ou Cagnes-sur-Mer, être conformes avec le Décret plage de 2006. Les plagistes et leur avocat envisagent déjà de se tourner vers la justice européenne.