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Climat – Environnement

48h de l'agriculture urbaine à Brive : un jardin partagé existe déjà en centre-ville

samedi 21 avril 2018 à 5:18 Par Nicolas Blanzat, France Bleu Limousin

Brive participe pour le première, ce week-end, aux 48 heures de l'agriculture urbaine qui fête cette année sa troisième édition. Coup de projecteur, à cette occasion, sur le jardin partagé du Viallatoux où plusieurs jardiniers amateurs cultivent la terre et le lien social, en plein centre-ville.

Vingt-quatre jardiniers disposent d'un lopin de 25m² dans le jardin partagé du Viallatoux
Vingt-quatre jardiniers disposent d'un lopin de 25m² dans le jardin partagé du Viallatoux © Radio France - Nicolas Blanzat

Brive-la-Gaillarde, France

Le retour à la terre, en ville, est une tendance dans l'air du temps. Et elle se décline tout ce week-end à Brive qui participe pour la première fois aux 48 heures de l'agriculture urbaine. Une vingtaine de villes de France et de Belgique sont mobilisées pour cette troisième édition. Dans la cité gaillarde, ce sont deux étudiants du lycée agricole de Brive - Voutezac qui sont à la manoeuvre dans le cadre d'un projet pédagogique de leur BTS. Ils ont mis sur pied pas moins de vingt-cinq rendez-vous sur deux jours : de la mise en place d'un potager dans une rue du centre-ville à un atelier de connaissance du sol en passant par la fabrication de bombes à graine. Mais aussi un tour à vélo via un lieu peu connu à Brive : un jardin partagé de 2.800m², mis à disposition par la mairie, et qui se trouve dans le centre-ville.

2.800m² mis à disposition par la ville de Brive, 15€ de cotisation annuelle à l'association pour cultiver son lopin - Radio France
2.800m² mis à disposition par la ville de Brive, 15€ de cotisation annuelle à l'association pour cultiver son lopin © Radio France - Nicolas Blanzat

Avec le retour d'un franc soleil et des chaleurs, ces derniers jours, le jardin du Viallatoux (près du lycée Cabanis) fourmille. Coincé entre un immeuble et des maisons, en bordure du boulevard Jouvenel, il existe depuis cinq ans déjà. Comme Odette, "je suis la doyenne", elles et ils sont vingt-quatre, en tout, à disposer d'un lopin de 25m² pour cultiver. "Au début, c'était des blettes, des tomates, des haricots verts. Pas en quantité, bien sûr, mais j'en donne à tout le monde. Et surtout, je cultive mon persil." 

Qui veut récupère les oeufs des poules installées dans le jardin partagé - Radio France
Qui veut récupère les oeufs des poules installées dans le jardin partagé © Radio France - Nicolas Blanzat

Avec presque autant de profils différents, "des retraités, des actifs, un instituteur, ça va de trente ans à quatre-vingts ans", explique Alain Tanton, le président de l'association du Viallatoux qui gère le jardin. La plupart des usagers sont en mal de terre chez eux, comme David. "Vu que j'habite en appartement, je trouvais ce système de jardin partagé très bien. C'est un moyen d'avoir ses légumes et de profiter de la nature." C'est 15€ par an la cotisation pour avoir son lopin. Le jardin est ouvert de 9h à 19h avec tous les outils à disposition dans une cabane en bois, un compost collectif, un massif commun de plantes aromatiques, deux poules (qui veut récupère les oeufs), "c'est partagé et ça créé un lien social entre les jardiniers."

Un compost collectif existe, chacun peut ensuite en récupérer pour amender son terrain - Radio France
Un compost collectif existe, chacun peut ensuite en récupérer pour amender son terrain © Radio France - Nicolas Blanzat

Car au delà de pouvoir cultiver ses légumes en centre-ville, c'est une vraie communauté qui s'est formée. "Je ne connaissais personne avant, ça nous a vraiment uni", lance Odette, "comme hier, nous étions sept ou huit autour de la table pour boire un coup" continue Alain Tanton, "c'est aussi un jardin secret" conclut David. Et la liste d'attente est déjà longue pour récupérer le lopin d'Odette qui le cultive pour la dernière année.

Le jardin fourmille d'activité avec le retour du soleil - Radio France
Le jardin fourmille d'activité avec le retour du soleil © Radio France - Nicolas Blanzat