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Climat – Environnement

60% des animaux sauvages ont disparu de la Terre en 40 ans

mardi 30 octobre 2018 à 11:42 Par Faustine Mauerhan, France Bleu

Éléphants, orangs-outans, manchots. Depuis 1970, la Terre a perdu 60% de sa population d'animaux sauvages. Et ce déclin s’accélère toujours plus alerte l'association WWF dans son dernier rapport Planète Vivante dévoilé ce mardi 30 octobre.

Il reste de moins en moins d'orang-outans sur Terre comme ici dans un zoo de Jakarta.
Il reste de moins en moins d'orang-outans sur Terre comme ici dans un zoo de Jakarta. © Maxppp -

C'est un constat alarmant que publie l'association WWF ce mardi matin. En à peine plus de 40 ans, 60% des animaux sauvages ont disparu de la planète. "Entre 1970 et 2014, précise le rapport Planète Vivante de l'ONG, les populations de vertébrés - poissons, oiseaux, mammifères, amphibiens et reptiles - ont chuté de 60% au niveau mondial." Il reste par exemple très peu d'éléphants africains, d'orangs-outans, de manchots."Les espèces n’ont jamais décliné à un rythme si rapide, s'alarme également l'association. Un rythme qui est aujourd’hui 100 à 1.000 fois supérieur à celui calculé au cours des temps géologiques".

La faute à l'activité humaine

Un constat alarmant que le WWF explique par la pression exercée par l'Homme sur les écosystèmes et "l'empreinte écologique mondiale" qui a doublé en un demi-siècle. Typiquement, le braconnage et le commerce illégal entraînent la mort de trois éléphants par heure, deux tigres par semaine et trois rhinocéros par jour.

L'augmentation rapide de la température en Antarctique occidental sur la seconde moitié du XXe siècle (+2,8°), a affecté de manière dramatique l'habitat et la disponibilité de nourriture des manchots précise encore WWF. Sur la petite île Signy, la diminution du krill, proie préférée des manchots, a entraîné une baisse de 42% des manchots Adélie et de 68% des manchots à jugulaire.

Autre exemple avancé, celui de l'orang-outan de Sumatra et Bornéo. Ces deux îles sont soumises à un déboisement effréné en raison notamment des plantations de palmiers à huile. La destruction et la fragmentation de leur habitat en 20 ans a entraîné une chute de la population des orangs-outans. Les effectifs sur le parc national de Gunung Lesuer sont passés de plus de 5.000 en 1993 à 2.500 en 1998.

"L'humanité se met elle-même en danger"

"Seulement un quart des terres ont échappé aux activités humaines" et ce chiffre "devrait chuter à seulement 10 % en 2050 si on ne change rien". La dégradation et la perte d'habitat sont les principales causes de la disparition des populations animales, suivies par la surexploitation, les espèces envahissantes et les maladies, la pollution et le changement climatique.

Un constat d'autant plus glaçant qu'"en s'attaquant au capital naturel de la planète, l’humanité se met elle-même en danger" alerte le WWF, Pascal Canfin. Car "nous avons besoin de la nature pour nous développer et tout simplement pour survivre : un tiers de la production alimentaire mondiale dépend des pollinisateurs, qui assurent la pollinisation de 75% des cultures vivrières (soja notamment)."

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